Un jeune homme originaire de La Voulte-sur-Rhône, dans le département de l’Ardèche, a acheté pas moins de 24 places pour les prochains concerts de la célèbre chanteuse Céline Dion. Son intention de revendre une partie de ces billets sur le marché noir, même si ça peut rapporter gros, contrevient à la loi n° 2012-348 du 12 mars 2012 et a provoqué à la fois indignation et curiosité chez les fans.
Comment il a récupéré 24 billets
Le protagoniste, que l’on appelle Luka, a profité de la très forte demande autour des concerts de Céline Dion. Parmi plus de 9 millions de personnes inscrites, seules 480 000 ont obtenu un billet pour assister aux 16 concerts prévus l’automne prochain. Luka, dans la vingtaine, a acheté 24 billets en deux fois : d’abord 6, puis le reste jusqu’à atteindre 24. Il a utilisé sa carte bancaire liée à une marque partenaire de la tournée, atteignant même son plafond autorisé. L’opération lui a coûté 2 798 €.
Avec des billets qui se vendent déjà entre 400 et 500 €, Luka espère dégager un bénéfice potentiel d’environ 9 000 €, voire plus. « Je vais attendre l’été, je pense, pour créer un sentiment d’urgence et maximiser les profits », confie-t-il à francebleu. Pour certaines places, il envisage des prix de revente pouvant aller jusqu’à 1 500 €, soit jusqu’à quatre fois le prix d’achat initial.
Est-ce que c’est légal ?
Même si la revente sur le marché noir est assez répandue dans les grandes villes, la loi française l’interdit. Toute transaction réalisée par une personne ou une société non agréée par le producteur du spectacle est illégale. Luka se défend en invoquant la « loi de l’offre et de la demande ». Les critiques n’ont pas tardé à réagir, surtout que d’autres solutions existent, comme une bourse d’échange officielle annoncée par la Paris La Défense Arena, qui vise à garantir un échange équitable.
Malgré l’illégalité, le jeune Ardéchois semble plutôt détendu et compare son geste à l’achat-revente de « chaussures de sport de collection en édition limitée » ou à la revente de places pour d’autres événements très demandés. Il souligne aussi que certaines places atteignent des tarifs exorbitants, ce qui alimente un marché noir florissant, similaire aux arnaques en ligne.


