La France traverse une vague de chaleur exceptionnelle qui perturbe lourdement le réseau ferroviaire. À mesure que les températures grimpent, la SNCF a annoncé des annulations de trains qui toucheront de nombreux voyageurs. L’épisode rappelle la vulnérabilité des infrastructures ferroviaires face au changement climatique et ses effets directs sur les déplacements.
Canicule et vigilance : la situation
À partir du jeudi 18 juin, 26 départements ont été placés en vigilance orange canicule. Les prévisions annonçaient des températures extrêmes, bien au-dessus de 30 °C, avec des pointes possibles à 40 °C pendant le week-end. Cette chaleur devait durer plusieurs jours, voire des semaines, et imposait une vigilance renforcée sur tout le territoire. La SNCF a donc pris des mesures pour protéger les voyageurs et préserver les infrastructures.
Annulations et ralentissements sur le réseau
Entre le 18 et le 22 juin, la SNCF a annoncé l’annulation de 71 trains Intercités, confirme Le Monde. Le détail des suppressions :
- 31 trains sur la ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse
- 19 trains sur la ligne Paris-Clermont-Ferrand
- 21 trains sur la ligne Bordeaux-Marseille
- Ces annulations représentent entre 25 % et 33,3 % des services prévus.
- Les Intercités ne sont pas seuls concernés : les trains express régionaux (TER) peuvent aussi être supprimés. Les décisions se prennent avec les autorités régionales, au cas par cas et ligne par ligne. Tous les trains grandes lignes sont climatisés, mais les rames les plus anciennes, comme les Corail des années 80, supportent mal ces conditions et tombent plus facilement en panne, leur conception étant moins adaptée aux fortes chaleurs.
Problèmes techniques avec la chaleur
Plusieurs facteurs techniques expliquent ces perturbations. La SNCF a pointé le risque de panne des climatisations dans les rames anciennes. La chaleur dilate aussi les rails, composés à 95 % d’acier : leur température atteint environ 55 °C quand l’air monte à 37 °C.
Les caténaires en cuivre se dilatent elles aussi par forte chaleur, ce qui les expose davantage aux dommages causés par les trains en circulation. Pour limiter ces risques, la SNCF ralentit la circulation en plus des suppressions.
Conséquences et perspectives
Ces perturbations posent la question de la modernisation de certaines infrastructures ferroviaires, afin de mieux résister aux prochaines vagues de chaleur, plus fréquentes avec le changement climatique. La SNCF défend ces mesures et précise, au sujet des rames anciennes : « Leur conception ancienne ne leur assure pas la même robustesse que celle des trains plus récents dans certaines conditions météorologiques comme celles rencontrées actuellement ».





