Votre batterie externe peut vous empêcher d’embarquer : ces 6 compagnies aériennes l’interdisent désormais sans exception

Deux batteries maximum, plus aucune sous le siège au-dessus de votre tête. Dès 2027, Lufthansa serre la vis après plusieurs incidents inquiétants. Voyagez-vous en règle ?

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Votre batterie externe peut vous empêcher d'embarquer : ces 6 compagnies aériennes l'interdisent désormais sans exception
Votre batterie externe peut vous empêcher d’embarquer : ces 6 compagnies aériennes l’interdisent désormais sans exception © journaldeleconomie.fr

Le groupe Lufthansa a annoncé un durcissement de ses règles concernant les batteries de recharge à bord de ses avions. À partir du 15 janvier 2027, leur utilisation pendant le vol sera totalement interdite sur l’ensemble de ses compagnies.

La mesure concerne Lufthansa, Swiss, Austrian Airlines, Eurowings, Edelweiss Air et Brussels Airlines. Elle porte sur trois volets : l’interdiction d’utilisation en vol, la limitation du nombre et de la capacité des batteries transportées, et des conditions de rangement plus strictes en cabine, selon des informations relayées par Galaxus.

Concrètement, il ne sera plus possible d’alimenter un appareil avec une batterie externe pendant le vol, ni de la recharger via une prise de la cabine. Une seule dérogation est prévue, pour l’alimentation de dispositifs médicaux indispensables.

Jusqu’ici, un passager pouvait recharger son téléphone avec une batterie externe posée sur la tablette du siège, à condition de la surveiller. Cette tolérance disparaît. La recharge via une prise de l’avion était déjà interdite chez Lufthansa depuis mai 2025. Reste une zone grise : brancher un cordon relié à un ordinateur portable resterait a priori possible, mais on ignore encore comment les six compagnies comptent encadrer cette pratique annexe.

Deux batteries de 100 wattheures maximum, hors du coffre à bagages

Chaque passager pourra emporter au maximum deux batteries externes, d’une capacité unitaire de 100 wattheures (Wh). C’est la valeur en Wh imprimée directement sur la batterie qui fait foi, pas les milliampères-heure souvent mis en avant sur les emballages.

Les batteries devront obligatoirement voyager en bagage cabine, ce qui reste inchangé par rapport à l’usage : leur transport en soute est proscrit depuis plusieurs années, faute de pouvoir réagir en cas de surchauffe. En revanche, elles ne pourront plus être placées dans le compartiment au-dessus de la tête.

Il faudra les garder sous le siège, dans la poche du dossier, ou directement sur soi, pour pouvoir intervenir rapidement en cas d’emballement thermique. Les passagers sont invités à vérifier les consignes de leur compagnie avant de voyager, en particulier lorsque le trajet comprend une correspondance avec un autre transporteur.

Un secteur sous pression depuis l’incendie d’un A321 en Corée du Sud

En janvier 2025, un Airbus A321 a pris feu au sol en Corée du Sud, à cause d’une batterie externe ayant subi un emballement thermique. Cet épisode, ajouté à plusieurs autres incidents survenus depuis, a poussé de nombreux transporteurs à revoir leur politique au cours de l’année écoulée.

Singapore Airlines avait ouvert la voie en interdisant l’utilisation des batteries externes dès avril 2025. Cathay Pacific, Emirates, Qatar Airways et Etihad ont suivi dans les mois suivants. Air France, de son côté, interdisait déjà cette pratique, ce qui rend le durcissement de Lufthansa peu surprenant pour ses passagers réguliers.

Les compagnies américaines restent pour l’instant plus souples : certaines autorisent encore la recharge, à condition que l’appareil reste visible et ne soit pas rangé dans un bagage.

La Chine applique des règles encore plus strictes sur ses vols intérieurs depuis l’été 2025. Seules les batteries certifiées CCC, l’équivalent chinois du marquage CE européen, sont acceptées à bord, et une étiquette trop usée pour lire la capacité suffit à bloquer l’embarquement.

Cette certification, obligatoire depuis l’été 2023, reste quasiment absente des modèles vendus en Europe, y compris chez des fabricants chinois comme Xiaomi, qui ne l’apposent pas sur leurs versions destinées à l’export. Très peu de références conformes sont ainsi disponibles sur le marché européen.

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