Volvic condamnée pour les mentions « neutre en carbone » et « 100 % recyclée » sur ses bouteilles d’eau, qui relèvent du greenwashing

Un jugement historique vient de frapper Volvic pour greenwashing !

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Volvic condamnée pour greenwashing : les mentions « neutre en carbone » et « 100 % recyclée » sur ses bouteilles étaient fausses, les consommateurs réagissent
Volvic condamnée pour les mentions « neutre en carbone » et « 100 % recyclée » sur ses bouteilles d’eau, qui relèvent du greenwashing © journaldeleconomie.fr

Le tribunal judiciaire de Paris a rendu un jugement sur les allégations environnementales figurant sur les bouteilles d’eau Volvic. Le délégué général de l’association CLCV, François Carlier, le qualifie d’« historique ». Il porte sur la transparence écologique des produits de grande consommation.

Selon le tribunal, les mentions « neutre en carbone » et « 100 % recyclables » apposées sur les bouteilles Volvic relèvent du greenwashing et constituent des « pratiques commerciales trompeuses », rapporte Le Monde. Elles induisent en erreur une clientèle de plus en plus attentive à l’impact environnemental de ses achats.

Comment les parties ont réagi

L’association de défense des consommateurs CLCV, qui avait saisi la justice, a salué la décision. Pour François Carlier, elle « statue pour la première fois sur les termes ‘neutre en carbone’ et ‘100 % recyclable’ au sujet d’un bien de grande consommation ». Le jugement fixe un repère pour la protection du consommateur.

Danone, propriétaire de la Société des eaux de Volvic, conteste cette décision et a annoncé qu’il ferait appel. Le groupe rejette aussi bien le raisonnement que les conclusions du tribunal. Il met en avant une réduction de « 17,9 % » de l’empreinte carbone de la marque Volvic entre 2019 et 2025 et estime avoir respecté les normes en vigueur à l’époque.

Ce que le tribunal a ordonné

Le tribunal a ordonné à la Société des eaux de Volvic de publier le jugement sur la page d’accueil de son site Internet pendant six mois. L’entreprise doit aussi verser 75 000 € de dommages et intérêts à l’association CLCV.

Il a pointé l’absence de compensation suffisante pour les émissions liées à la fabrication des bouteilles. Il a également relevé que certaines étiquettes, dont la colle et l’encre, ne sont pas entièrement recyclables, ce qui contredit le slogan « 100 % recyclables ».

Et maintenant : quelle révision des pratiques écologiques ?

Le jugement rappelle que les allégations environnementales utilisées dans le marketing doivent être exactes, et il pose la question de l’éthique publicitaire. Les entreprises s’exposent à des risques juridiques quand elles cherchent à verdir leur image sans fondement solide.

Après la fin de sa certification par le Carbon Trust en septembre 2023, Danone dit revoir son approche. Le groupe s’engage à réduire en moyenne de 35 % ses émissions mondiales de carbone d’ici 2030, dans l’espoir de regagner la confiance des consommateurs et des régulateurs.

Pour le tribunal, les revendications environnementales doivent reposer sur des actions concrètes et vérifiables. Le message adressé à l’industrie est clair : des pratiques marketing honnêtes conditionnent la confiance des consommateurs dans les labels écologiques.

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