Volodymyr Zelensky assure avoir des renseignements « clairs » sur Moscou et ce ne sont pas de bonnes nouvelles

La Russie perdrait plus de soldats qu’elle n’en recrute. Zelensky affirme tenir de ses services de renseignement la preuve d’une nouvelle mobilisation russe massive prévue pour l’automne. Une annonce qui change tout pour la suite du conflit.

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Volodymyr Zelensky assure avoir des renseignements "clairs" sur Moscou et ce ne sont pas de bonnes nouvelles
Volodymyr Zelensky assure avoir des renseignements « clairs » sur Moscou et ce ne sont pas de bonnes nouvelles © journaldeleconomie.fr

« Nous disposons d’informations claires venant des services de renseignement et indiquant que la Russie prépare pour l’automne une nouvelle vague de mobilisation, assez conséquente. » Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a lâché cette mise en garde lors de son allocution quotidienne du 24 juillet 2026, qui a été largement reprise par les médias comme BFMTV.

La raison invoquée est directe : selon Zelensky, les forces russes perdent actuellement plus de soldats sur le front qu’elles n’en recrutent. Ce déficit contraint Vladimir Poutine à chercher de nouvelles ressources humaines. Le président ukrainien a déclaré que Poutine avait toujours l’intention d’augmenter le nombre d’attaques et d’étendre cette guerre, et qu’il avait besoin d’encore plus de Russes pour participer aux assauts.

Face à cette perspective, Zelensky a appelé l’Ukraine à se défendre à tous les niveaux : sur le front, en poursuivant les frappes en profondeur sur le territoire russe, et par la voie diplomatique avec tous ceux qui souhaitent « se rapprocher de la paix ».

Le précédent est connu

Fin septembre 2022, alors que l’armée russe reculait sous des contre-offensives ukrainiennes victorieuses, Moscou avait déclenché une première vague de mobilisation obligatoire qui avait permis d’incorporer environ 300 000 réservistes. Cela avait suffi à stabiliser les lignes. Des centaines de milliers de Russes avaient néanmoins quitté le pays pour y échapper.

Après cette vague obligatoire, les autorités russes avaient opté pour une stratégie plus discrète : recruter des dizaines de milliers de soldats supplémentaires sur la base du volontariat, en leur promettant d’importants salaires et des avantages sociaux. L’objectif était d’éviter les mécontentements tout en continuant à alimenter le front.

Près de quatre ans et demi après le début de l’invasion à grande échelle, la Russie n’a toujours pas conquis entièrement la région orientale de Donetsk, pourtant décrite comme son objectif prioritaire. Ces derniers mois, Kiev est parvenu à fortement ralentir l’avancée des troupes russes, en multipliant notamment les frappes sur des sites industriels et des infrastructures logistiques en Russie.

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