« Je ne veux pas aller en prison, je ne veux pas que vous mettiez ma mère en prison. J’ai défendu ma maman. » Ces mots, un garçon de sept ans les aurait prononcés face aux policiers venus constater la mort de sa tante, poignardée dans la nuit du jeudi 17 au vendredi 18 septembre à Saint-Maur-des-Fossés, dans le Val-de-Marne.
Selon une source policière, ayant permis à France Télévisions de confirmer une information d’abord révélée par Le Parisien, les faits se sont déroulés vers 4 h 30. La victime, âgée de 49 ans, a été poignardée à la gorge par son neveu avant de chercher à fuir dans la rue. Elle était encore vivante à l’arrivée des secours, mais a succombé à ses blessures peu après.
Cette nuit-là, la quinquagénaire dormait chez sa petite sœur, âgée de 34 ans et mère de l’enfant. Une dispute a éclaté entre les deux femmes, à propos d’un lissage de cheveux selon la source policière, et le ton serait monté. C’est à ce moment que le garçon aurait saisi un couteau caché dans la salle de bain avant de frapper sa tante.
Le père a dit à son fils que c’était « un accident »
Un homme, sollicité à l’aide par la victime, a appelé la police. La mère aurait déclaré aux enquêteurs : « C’est mon fils qui a mis le coup de couteau pour me défendre. » Le père de l’enfant, arrivé sur place juste avant que la mère et le fils ne soient emmenés à l’hôpital, lui aurait lancé : « Tu as voulu défendre ta maman, ce n’est pas grave, tu as fait ce qu’il fallait, c’est un accident. »
Des traces de sang ont été relevées sur les avant-bras de la mère et de l’enfant. Tous deux ont été hospitalisés pour des examens, sous surveillance policière.
L’enquête doit encore confirmer ces premières déclarations, recueillies dans la nuit. Une nouvelle audition de l’enfant, de sa mère et des témoins présents sur les lieux est prévue. Plusieurs zones d’ombre subsistent, notamment sur le mobile exact de la dispute et sur l’identité réelle de l’auteur du coup mortel.
Sollicité par franceinfo, le parquet de Créteil a indiqué qu’il ne communiquerait pas avant le début de semaine prochaine, afin de préserver les investigations.





