Les 25-35 ans sont les plus nombreux à envisager une acquisition immobilière à court ou moyen terme. Selon une enquête Ifop réalisée pour Bien’ici auprès de 1 000 personnes âgées de 25 à 55 ans, 56 % d’entre eux déclarent avoir un projet d’achat dans les 24 prochains mois, contre 40 % des 36-44 ans et 24 % des 45-55 ans. Dans le détail, 29 % des 25-35 ans envisagent d’acquérir une résidence principale, 19 % une résidence secondaire et 7 % un bien destiné à l’investissement.
Devenir propriétaire, une ambition toujours bien présente
L’accession à la propriété conserve une valeur importante chez les jeunes adultes. Parmi les non-propriétaires âgés de 25 à 29 ans, 87 % souhaiteraient posséder leur logement idéal, contre 78 % de l’ensemble des non-propriétaires interrogés. Ce désir s’inscrit dans une recherche d’indépendance et de stabilité résidentielle. Posséder son logement permet de se projeter durablement, de l’aménager selon ses besoins et de disposer d’une plus grande liberté dans ses choix.
Pour autant, la propriété n’est pas envisagée indépendamment des caractéristiques du bien. Les jeunes ménages recherchent également des logements mieux adaptés à leur mode de vie, à leurs besoins d’espace et à leurs déplacements quotidiens. Or, leurs conditions résidentielles actuelles sont souvent plus contraintes que celles de leurs aînés. Parmi les 25-35 ans, 27 % vivent dans un logement de moins de 50 m², contre 16 % dans l’ensemble de l’échantillon.
Les jeunes restent attachés aux grandes villes
Si le rêve immobilier français se tourne globalement vers les territoires moins denses, les jeunes adultes conservent un intérêt plus prononcé pour les grandes agglomérations. Parmi les 25-35 ans, 23 % souhaiteraient idéalement vivre dans une grande ville ou une métropole, contre 17 % de l’ensemble des répondants. Cette préférence s’accompagne d’une attention particulière portée aux déplacements. Chez les 25-29 ans, 32 % classent la proximité des transports en commun ou la facilité d’accès en voiture parmi leurs trois principales attentes concernant leur cadre de vie, contre 23 % en moyenne.
La vie de quartier exerce également une attraction plus forte sur cette génération. Les quartiers animés, disposant de lieux de sortie, sont cités par 17 % des 25-35 ans, contre 13 % dans l’ensemble de l’échantillon. À l’inverse, la proximité de la nature et des espaces verts est légèrement moins souvent mentionnée parmi leurs trois priorités : 31 %, contre 37 % en moyenne.
L’attractivité urbaine demeure donc importante au début de la vie active. La proximité de l’emploi, les transports et l’accès aux services restent des critères déterminants dans le choix d’un lieu de résidence. Cette préférence contribue aussi à expliquer les arbitrages auxquels les jeunes peuvent être confrontés : dans les secteurs les plus recherchés, l’accès à un logement spacieux peut nécessiter un budget plus élevé ou conduire à s’éloigner des centres urbains.
Des aspirations qui évoluent rapidement
Les 25-35 ans se distinguent également par l’évolution de leurs attentes. Selon l’Ifop, 84 % d’entre eux déclarent que leur rêve immobilier a changé au cours des dernières années, contre 78 % pour l’ensemble des répondants.
Un logement adapté à une personne seule ne répond pas nécessairement aux attentes d’un couple ou d’une famille. Les changements professionnels, les mobilités géographiques et les nouvelles habitudes de travail peuvent également modifier les priorités. Dans l’ensemble des répondants ayant modifié leur rêve immobilier, 24 % mentionnent le contexte économique, tandis que 19 % évoquent les conditions de financement. Les jeunes doivent ainsi concilier leurs aspirations avec des capacités d’emprunt et un apport personnel qui peuvent encore évoluer.
Un accès difficile, mais un espoir plus fort chez les jeunes
Le paradoxe est particulièrement marqué chez les 25-35 ans : ils figurent parmi les plus désireux d’acheter, tout en étant confrontés aux difficultés d’accès à la propriété. 67 % des répondants estiment qu’il est devenu plus difficile de réaliser leur rêve immobilier que pour les générations précédentes. Pourtant, les jeunes se montrent davantage confiants dans leurs perspectives à long terme.
Parmi les 25-35 ans qui considèrent leur rêve immobilier inaccessible aujourd’hui, 72 % pensent pouvoir le concrétiser plus tard. À titre de comparaison, cette proportion tombe à 42 % chez les 45-55 ans concernés.
Avec 56 % des 25-35 ans envisageant une acquisition dans les deux prochaines années, l’enquête Ifop pour Bien’ici confirme que les jeunes adultes constituent un public majeur du marché immobilier. Reste une question essentielle : leur capacité à passer de l’intention à l’achat. Elle dépendra de l’évolution de leurs revenus, des conditions de crédit et de l’existence d’une offre de logements adaptée à leurs besoins comme à leurs moyens.

