Viol : Dans plus de 8 cas sur 10, l’agresseur est un proche

C’est un chiffre qui glace : dans 86 % des cas, le violeur, (d’une femme cela va sans dire tellement le nombre de viols d’hommes par des femmes est insignifiant) est un proche de la victime. Qui a du mal, de ce fait, à se faire reconnaître comme tel par l’entourage, incrédule…

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La campagne télévisée du CFCV, le collectif féministe contre le viol, révèle un aspect méconnu du drame du viol : si la victime a tant de mal à se faire reconnaitre comme tel par son entourage, c’est le plus souvent parce que le violeur… est au dessous de tout soupçon ! Soit parce qu’il s’agit d’un membre d’une bande de copains partagé avec la femme qu’il a violée, soit parce qu’il s’agit d’une proche, membre de sa famille, soit encore parce qu’il s’agit d’un collègue voire d’un supérieur hiérarchique, son patron, au dessus de tout soupçon parce qu’il « présente bien ». nnRésultat, seuls 12 % des viols font l’objet d’un dépôt de plainte (sur 240 000 viols ou tentatives par an), et 1 % à peine aboutissent à une condamnation de l’agresseur ! Les femmes victimes de harcèlement sexuel, surtout si le prédateur parvient à ses fins après avoir convaincu sa victime qu’ils étaient « deux adultes consentants » ne savent en effet pas à qui parler de ce qu’elles ont subit, ni comment. Plutôt que de tenter d’expliquer l’impossible, elles se replient sur elles-mêmes et s’accablent, sans prendre de recul et ouvrir les yeux sur ce qu’elles ont subit.

Pourtant l’association CFCV ne baisse pas les bras. Elle espère, par sa campagne, parvenir à convaincre l’entourage des victimes d’écouter, et de faire confiance à la femme agressée, plutôt que de se fier aux apparences, à l’agresseur présumé dont tout le monde dit et pense qu’il est un « gars bien ». 

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