Ce n’est pas anecdotique : cette hausse équivaut à la création de 25 000 emplois équivalents temps plein. Tous les secteurs sont concernés, exception notable faite du bâtiment et des travaux publics. L’intérim dans le BTP a flanché de 6,4% l’an dernier : les collectivités locales, qui ont réduit leurs investissements, sont ici à blâmer. Prism’emploi note toutefois que la tendance est repartie à la hausse depuis le mois de septembre.
Le commerce et les transports sont les secteurs de l’économie qui ont massivement fait appel à l’emploi intérimaire, avec des croissances de respectivement 9,9% et 7,2%. L’industrie, qui représente 50% de l’intérim, la hausse a été de 5,1%.
La santé de l’intérim est habituellement un indicateur de celle du marché de l’emploi. Si la conjoncture ne change pas du tout au tout, un intérim en progression annonce dans les 6 à 12 mois des créations d’emploi nettes. 2016 pourrait donc bien, à la lumière des performances du secteur du travail intérimaire, être l’année du redressement de la courbe de l’emploi.

