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Les coiffeurs veulent une baisse de la TVA





Le 3 Septembre 2020, par La rédaction

Les coiffeurs réclament une baisse de la TVA pour les aider à traverser la crise économique post-confinement. Après un redémarrage en fanfare, l'activité est retombée.


Une TVA à 10%

C'est tout un secteur de l'économie qui appelle l'État à l'aide. L'Union nationale des entreprises de la coiffure (Unec) demande en effet au gouvernement une baisse de la TVA à 10%, soit cinq points de moins. Il s'agit pour le groupement professionnel d'une « demande légitime » en raison de la perte de la tolérance administrative qui leur permettait, jusqu'en 2001, d'exonérer de TVA les 15% de « service ». Les coiffeurs pointent aussi du doigt l'augmentation « constante » des charges : hausse des loyers, coût des matières premières, coût de l'énergie, et des charges sociales toujours plus lourdes malgré les dispositifs d'allègement sur les bas salaires.

L'Unec précise aussi que la profession n'a pas répercuté toutes les charges supplémentaires subies sur les prix des prestations. Pour obtenir cette baisse de la TVA, les professionnels mettent en avant le fait que la coiffure est une activité à forte densité de main-d’œuvre et pour laquelle la masse salariale représente plus de 50% des charges des établissements employeurs. Baisser les charges sur les bas salaires, « c'est bien », mais les employeurs ne veulent pas sous-payer leurs salariés.

184.000 salariés et indépendants

En France, le secteur de la coiffure représente 85.000 entreprises qui emploient 184.000 salariés et indépendants. Le déconfinement a permis la réouverture des salons : pendant trois semaines, la fréquentation a été « très importante », mais depuis, le secteur constate une baisse de la consommation de 15 à 40%. Elle pourrait être durable et « le corolaire du choc économique subi par notre pays ».

Christophe Doré, le président de l'Union, explique que la baisse de 5 points de la TVA permettra de « maintenir l'activité, la pérennité des entreprises, des emplois et soutenir l'effort de formation des jeunes par nos entreprises ». Le chiffre d'affaires pour l'ensemble des coiffeurs aurait été plus durement touché au premier trimestre de 2020 que l'hôtellerie-restauration, qui est pourtant un des secteurs les plus touchés par le confinement et les mesures sanitaires.



Tags : coiffure

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