La Banque de France alerte : la croissance française en 2025 s’essouffle à 0,7 %

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La Banque de France alerte : la croissance française en 2025 s’essouffle à 0,7 % | journaldeleconomie.fr

Mauvaise nouvelle : la Banque de France vient d’abaisser ses prévisions de croissance pour 2025. Après une année 2024 déjà morose, la dynamique économique du pays continue de ralentir en raison des incertitudes liées au contexte géopolitique.

La Banque de France revoit ses chiffres à la baisse

Mercredi 12 mars 2025, la Banque de France a révisé ses prévisions de croissance à 0,7 % pour l’année 2025, contre 0,9 % prévu en décembre 2024. Une annonce qui marque une nouvelle inflexion dans un contexte économique déjà sous tension. L’année 2024 s’était soldée par une croissance de 1,1 %, mais les espoirs d’un rebond semblent désormais s’évaporer.

L’économie française, qui devait initialement résister aux vents contraires mondiaux, pâtit de plusieurs facteurs de blocage. L’institution pointe du doigt le regain d’incertitude lié aux tensions commerciales internationales. L’un des principaux responsables ? La politique protectionniste de Donald Trump.

Une croissance révisée sur plusieurs années :

AnnéePrévision actuellePrévision précédente
20241,1 %1,1 %
20250,7 %0,9 %
20261,2 %1,3 %
20271,3 %1,3 %

Pourquoi cette baisse ?

Si la révision des prévisions est modeste, elle traduit un malaise plus profond. Comme le souligne l’Insse, l’investissement des entreprises a chuté de -1,8 %, plombé par un affaiblissement de la demande mondiale et la peur d’un ralentissement plus marqué.

Les raisons principales du coup de frein :

  • Le protectionnisme américain : Donald Trump a annoncé une hausse des droits de douane de 25 % sur l’acier et l’aluminium européens, ainsi que sur plusieurs produits chinois et canadiens. Résultat ? Moins d’exportations françaises, un climat d’incertitude accru et des entreprises frileuses à investir.
  • Un commerce extérieur en berne : Les exportations sont revues à +1,7 % en 2025, soit une baisse de -0,6 point par rapport aux prévisions de décembre.
  • Une inflation en net recul : Bonne nouvelle pour les ménages, l’inflation devrait tomber à 1,3 % en 2025 contre 2,3 % en 2024. Mais cette décélération des prix ne compense pas la perte de vitesse des investissements.

Seul espoir : la consommation des ménages soutient encore l’économie

Dans ce tableau morose, une lueur d’espoir persiste : les ménages français. Grâce à la baisse de l’inflation et à une progression modérée des salaires, la consommation reste un moteur de stabilisation et de croissance.

  • La consommation des ménages devrait progresser de +1 % en 2025, soit une légère hausse par rapport aux prévisions de décembre.
  • Le budget 2025 du gouvernement a finalement été moins contraignant pour les ménages que prévu, ce qui favorise un léger regain de pouvoir d’achat.

Toutefois, cette résistance est fragile, avertit la Banque de France. En effet, même si celle-ci écarte pour l’instant un scénario de récession, la Banque de France reconnaît que la croissance pourrait être encore revue à la baisse en cas d’aggravation des tensions commerciales mondiales.

Un difficile équilibre

La Banque de France tire la sonnette d’alarme : la croissance ralentit et les risques s’accumulent. Entre mesures protectionnistes américaines, repli des investissements et prudence des entreprises, l’économie française reste sur le qui-vive.

Si la consommation des ménages semble maintenir une certaine stabilité, elle ne pourra pas, à elle seule, suffire à relancer la croissance.

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