Créé en 2003, l’Observatoire des inégalités s’est rapidement imposé comme une référence pour analyser et décrypter les inégalités sociales et économiques. Indépendant de toute pression institutionnelle ou privée, il se donne pour mission de dresser un état des lieux très précis des écarts qui existent en France, en Europe et dans le monde. Son but est limpide : offrir au public les éléments nécessaires pour mieux saisir comment fonctionne notre société. Financé en grande partie par les dons de milliers de personnes, ce soutien illustre bien l’intérêt et la confiance que lui porte le public.
Un outil sympa pour comparer son salaire
L’Observatoire a mis en place un outil d’évaluation salariale qui permet à chacun de se situer par rapport aux autres salariés du privé. Il suffit d’entrer son « salaire net mensuel à temps plein avant impôts » dans la case prévue à cet effet, de cliquer sur « GO ! » et voilà, vous pouvez voir où vous vous placez sur l’échelle salariale nationale. Ce comparateur est actualisé chaque année avec les chiffres de l’Insee, garantissant ainsi une précision optimale.
Il faut toutefois préciser que cet outil se limite aux salaires du secteur privé. Les revenus issus du secteur public ou d’autres sources ne sont pas pris en compte, ce qui réduit un peu l’étendue des comparaisons. De plus, il est important de ne pas confondre le salaire brut affiché et le niveau de vie réel, qui inclut l’ensemble des revenus disponibles, les impôts payés et la composition de la famille.
Un zoom sur les salaires en France
Les résultats fournis par l’Observatoire dévoilent des infos intéressantes sur les disparités salariales en France. Le salaire médian se situe à 2 200 euros net par mois, ce qui signifie qu’une moitié des salariés gagne moins que ce montant, rapporte Ouest France. Par ailleurs, un quart des travailleurs touche moins de 1 750 euros par mois en temps plein. À l’inverse, ceux qui gagnent 3 000 euros net font partie des 25 % les mieux payés du privé.
Pour rejoindre le cercle fermé des hauts revenus, il faut atteindre un salaire mensuel net de 4 350 euros pour figurer parmi les 10 % les plus rémunérés. Enfin, pour prétendre au sommet de l’échelle salariale, il faut toucher au moins 10 300 euros nets par mois, seuil au-delà duquel aucune donnée n’est disponible.






