Le deuxième trimestre 2025 offre un panorama mitigé pour l’économie française. D’un côté, le taux de chômage reste stable, mais de l’autre, l’économie affiche à la fois des points forts et des faiblesses. Ces chiffres aident à comprendre comment évolue le marché de l’emploi et la vie économique en France, touchant directement les citoyens et les responsables.
Chômage : stable en apparence mais disparités persistantes
Au deuxième trimestre 2025, le taux de chômage en France s’est maintenu à 7,5%, avec une légère hausse par rapport au trimestre précédent. Ce résultat reste supérieur au record bas de 7,1% observé en 1982, même s’il est bien inférieur au pic enregistré à la mi-2015. En chiffres, cela correspond à 2,4 millions de chômeurs – soit une augmentation de 29 000 personnes sur le trimestre et environ 100 000 personnes de plus sur le premier semestre.
Le découpage par tranche d’âge révèle des réalités différentes, tout comme les disparités géographiques marquées dans le marché de l’emploi. Ainsi, le chômage chez les jeunes de 15 à 24 ans a reculé de 0,2 point par rapport au trimestre précédent, même s’il atteint 19%, un niveau en hausse sur un an. Du côté des seniors de 50 ans et plus, le taux est resté à 4,8%, avec une légère amélioration sur l’année. Pour les adultes de 25 à 49 ans, il a monté de 0,2 point pour se situer à 6,9%.
En ce qui concerne les genres, le taux de chômage des femmes se situe à 7,3%, montrant une infime baisse, tandis que celui des hommes grimpe pour atteindre 7,7%. Par ailleurs, le « halo autour du chômage » – qui regroupe ceux qui ne figurent pas dans les statistiques officielles mais qui aimeraient travailler – touche désormais 1,9 million de personnes. Ce nombre est en hausse sur le trimestre, même s’il recule sur l’année.
Économie : un petit pas en avant malgré quelques soucis
La croissance économique française a progressé modestement avec un taux de 0,3% pendant ce trimestre 2025. Malgré des obstacles comme certains droits de douane et des incertitudes politiques, l’inflation reste faible, se situant à seulement 0,9%. Philippe Waechter d’Ostrum Asset Management insiste en disant que « on est une économie très diversifiée », ce qui aide à absorber les secousses.
Éric Heyer de l’OFCE signale également une amélioration notable des gains de productivité chez les salariés français, ce qui pourrait influencer les besoins en recrutement à l’avenir.
Fragilités économiques : un futur incertain
Pourtant, quelques points faibles subsistent dans l’économie française. On note une hausse des défaillances d’entreprises et une baisse des intentions d’embauche. Ces éléments laissent planer des doutes sur la capacité du marché du travail à accueillir de nouveaux entrants ou à réinsérer ceux en recherche d’emploi.
Selon les prévisions de l’Insee, le ralentissement économique prévu pourrait faire grimper le taux de chômage à environ 7,7% d’ici la fin de l’année 2025 si ces tendances se confirment. Cette perspective montre l’importance pour les responsables politiques et économiques de mettre en place des stratégies rapides, notamment à travers la réforme assurance chômage, pour éviter que la situation ne se dégrade davantage.



