Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) sert à mesurer l’efficacité énergétique des logements en France. Il attribue des lettres de A (très performant) à G (très énergivore) et joue un rôle important sur le marché immobilier, en influant sur la perception du confort thermique et sur l’accès à la location ou à la vente. Une réforme récente modifie les calculs techniques du DPE et entraîne plusieurs conséquences pour les différents acteurs concernés.
La réforme arrive le 1er janvier 2026
D’après La Dépêche, la réforme du DPE entrera en vigueur le 1er janvier 2026. À noter que, depuis 2025, les logements classés G sont interdits de location, ce qui montre déjà l’importance d’aligner les pratiques sur les nouvelles règles énergétiques. Le député Daniel Labaronne a remis récemment un rapport au gouvernement, sans que la date exacte de remise soit précisée. Ce rapport estime qu’environ 68 000 diagnostics seraient frauduleux cette année, ce qui constitue un défi majeur pour les autorités.
L’électricité mieux prise en compte dans le calcul
L’un des changements principaux porte sur le coefficient de l’électricité dans la formule du DPE, qui passe de 2,3 à 1,9. Cette révision vise à corriger une inégalité qui pénalisait l’électricité par rapport au gaz ou au fioul importés. Concrètement, la consommation énergétique calculée pour les logements chauffés à l’électricité baissera automatiquement, permettant souvent une remontée d’une ou deux lettres sur l’échelle du DPE. Près de 700 000 logements pourraient ainsi perdre leur statut de « passoire thermique« , entraînant une amélioration notable des notes pour certains biens.
Ce que pensent les différents acteurs
Les détenteurs de passoires thermiques voient dans cette nouvelle méthode de calcul une bonne nouvelle, puisqu’elle permet d’améliorer leur classement sans passer par des rénovations coûteuses. Les bailleurs concernés peuvent, eux aussi, voir leurs biens valorisés sur le papier, ce qui leur permet d’éviter certaines obligations de rénovation strictes et de continuer à louer leurs logements malgré le gel des loyers.
En revanche, le site « La Résidence » critique la réforme en affirmant qu’elle pourrait diminuer l’incitation à réaliser des travaux de rénovation énergétique, l’un des objectifs principaux du DPE et des aides qui y sont liées. Le rapport de Daniel Labaronne souligne aussi l’hétérogénéité des pratiques chez les diagnostiqueurs immobiliers et recommande une structuration stricte de la profession pour sécuriser le calendrier de rénovation énergétique.




