Dans le privé, près d’un salarié sur quatre renonce à un arrêt-maladie prescrit

Près d’un salarié du privé sur quatre s’étant vu prescrire un arrêt-maladie en 2018 y a renoncé de façon partielle ou totale.

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Dans le privé, près d'un salarié sur quatre renonce à un arrêt-maladie prescrit
Dans le privé, près d’un salarié sur quatre renonce à un arrêt-maladie prescrit © journaldeleconomie.fr

Un phénomène en hausse

Il y a deux ans, seules 12 % des personnes interrogées n’avaient pas respecté du tout la prescription de leur médecin, selon l’étude sur l’absentéisme au travail publiée mercredi 28 novembre 2018 par Malakoff Médéric. Elle a été réalisée auprès de 2.010 salariés du secteur privé. Aujourd’hui, 23 % disent avoir décidé de ne pas le respecter, contre 19 % en 2016. Au total,  8 % des arrêts ont été pris mais pas en totalité, et 15 % n’ont pas été pris du tout.

Les salariés du privé qui regrettent de ne pas avoir respecté leur arrêt-maladie sont également plus nombreux : 49 % en 2018, contre 39 % en 2016. Ils sont 45 % à penser que cela a eu un impact sur leur productivité, 38 % à estimer que cela a nui à la qualité de leur travail et 24 % à juger que cela a allongé la durée de leur maladie. Autre enseignement de cette étude : près de deux arrêts-maladie sur cinq (39 % exactement) sont liés, de près ou de loin, au contexte professionnel ( troubles musculo-squelettiques , psychologiques, épuisement), d’après les personnes interrogées.

 

Les dirigeants également concernés

Le non-respect complet des arrêts-maladie est particulièrement marqué chez les dirigeants salariés (48 %) et les cadres (22 %, contre 11 % chez les ouvriers), ainsi que dans les secteurs de l’hôtellerie-restauration (30 %) et du commerce (19 %, contre 6 % dans la banque-finance-assurance). Par ailleurs, parmi les salariés en télétravail, 24 % renoncent à leur arrêt-maladie.

Quant à la durée moyenne des arrêts longs (plus de 30 jours) , ellea augmenté de 10 % entre 2012 et 2016, impactant fortement le coût des indemnités journalières . Celui-ci progresse également en raison de la surreprésentation des salariés de plus de 50 ans dont la rémunération est plus élevée dans le portefeuille clients de Malakoff Médéric.
 

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