La préparation du repas, les décorations lumineuses et le chauffage entraînent une hausse notable de la consommation d’énergie, faisant de décembre l’un des mois les plus coûteux de l’année pour les ménages.
Un dîner de Noël énergivore par nature
Le prix du repas de Noël est généralement anticipé dans le budget des foyers. En revanche, le coût énergétique lié à sa préparation reste largement sous-estimé. Selon une analyse publiée par LeLynx.fr, la consommation d’énergie liée aux fêtes entraîne une hausse moyenne de 20 € sur la facture mensuelle, soit +5% par rapport à un mois d’hiver classique comme janvier.
La concentration des usages explique cette augmentation. La journée du 24 décembre affiche un coût énergétique supérieur de près de 29% à celui d’une journée ordinaire, tandis que 48 heures de festivités peuvent générer jusqu’à 24 € de dépenses supplémentaires.
La cuisine constitue le premier poste de surconsommation. « La plaque de cuisson représente 17% de la consommation électrique du 24 décembre pour environ cinq heures d’utilisation », rapporte LeLynx.fr. Le four, sollicité de manière intensive pour les repas festifs, voit son usage doubler en décembre par rapport à un mois classique, avec une dépense estimée à 10 € contre 5 € habituellement.
Décorations lumineuses : un coût souvent minimisé
Les décorations font partie intégrante des traditions de Noël, mais leur impact énergétique est rarement pris en compte. Pourtant, « quatre guirlandes lumineuses extérieures représentent à elles seules 6 € sur la facture électrique du mois de décembre », souligne LeLynx.fr. Un montant supérieur à celui de certains appareils électroménagers du quotidien, comme le lave-vaisselle ou le réfrigérateur.
Dans certaines régions particulièrement attachées aux illuminations, l’effet est encore plus marqué. « En Alsace, l’usage de guirlandes lumineuses extérieures peut représenter jusqu’à 8% du coût électrique total des électroménagers sur le mois de décembre », précise l’analyse.
Au total, la consommation électrique de décembre s’avère environ 20 € plus élevée que celle d’un mois d’hiver standard, un différentiel directement lié aux usages festifs et à la multiplication des équipements sollicités simultanément.
Chauffage et appareils : la combinaison la plus coûteuse
Au-delà du dîner lui-même, le chauffage accentue fortement la dérive budgétaire observée en décembre. LeLynx.fr rappelle que « se chauffer à l’électricité coûte en moyenne 75% plus cher que le gaz ». Pour un foyer énergivore, le surcoût peut dépasser 170 € par mois, soit plus de 2.040 € par an.
L’utilisation répétée d’appareils électroménagers contribue également à cette hausse. « La plaque de cuisson peut représenter plus de 10% de la facture mensuelle, soit environ 28 €, lorsque deux feux à induction sont utilisés quotidiennement à forte puissance pendant plus d’une heure », indique le comparateur.
Daniel Mata Alsdorf, Directeur Énergie de LeLynx.fr, insiste sur le caractère cumulatif de ces usages : « On n’imagine pas l’impact énergétique de quelques guirlandes ou d’un four qui tourne toute la journée. Connaître sa consommation et l’optimiser avec des gestes simples, c’est préserver son budget sans sacrifier les traditions. »
Limiter l’impact sans renoncer aux fêtes
Face à ces constats, plusieurs leviers permettent de contenir le coût énergétique du dîner de Noël sans renoncer à l’esprit des fêtes. Le premier concerne l’éclairage. « Remplacer les ampoules incandescentes, qui consomment 8 à 10 fois plus, par des LED permet d’économiser environ 50 € par an pour les foyers très éclairés », indique LeLynx.fr.
Le mode de chauffage constitue un second levier déterminant. Lorsque cela est possible, le recours au gaz ou à une cheminée existante permet de limiter l’envolée des coûts, tout en maintenant une ambiance chaleureuse sans augmenter le thermostat.
Enfin, « la comparaison des contrats d’énergie reste un levier essentiel », rappelle LeLynx.fr. Selon le comparateur, des offres jusqu’à 20% moins chères que le Tarif Réglementé de Vente d’EDF peuvent permettre environ 335 € d’économies par an pour un foyer chauffé à l’électricité, et 80 € par an pour un chauffage au gaz.


