Entretien imaginaire avec le général de Gaulle : « la France n’est pas un théâtre où se joue la comédie des ego. »

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Général de Gaulle et Emmanuel Macron | journaldeleconomie.fr

Notre série politique fiction

Et si le général de Gaulle revenait aujourd’hui ?
Face à la confusion politique, à l’effacement du sens de l’État et à la prolifération de politiciens sans hauteur, que dirait celui qui incarna la France dans sa plus noble exigence ?
Cet entretien fictif imagine ce qu’il aurait pu répondre devant la petitesse d’un temps où le pouvoir se confond avec la manœuvre, et la fonction avec l’ego.

Mon Général, comment voyez-vous la situation politique actuelle ?

La France, voyez-vous, traverse une de ces heures où tout chancelle, sauf son âme.
Les partis s’agitent, les hommes se querellent, les ambitions s’entre-dévorent.
Mais la France n’est pas un théâtre où se joue la comédie des ego.
Elle ne vit que par ceux qui la servent, et non par ceux qui se servent d’elle.

Depuis quelque temps, je vois des politiciens sans envergure, des hommes sans vision, dont l’unique passion est d’être nommés, d’être vus, d’être flattés.
Ils ne songent qu’à leurs postes, à leurs honneurs, à leurs flatteries réciproques.
Mais on ne gouverne pas la France en cherchant à plaire : on la gouverne en l’élevant.
Et le peuple français, qui a le génie de sentir la grandeur, finit toujours par se détourner des petits.

Le président actuel paraît s’accrocher au pouvoir. Que lui diriez-vous ?

Je lui dirais qu’un chef d’État n’est pas le propriétaire du pouvoir, mais le serviteur d’une mission. Quand la confiance du peuple s’éteint, il faut savoir s’effacer. Moi-même, lorsque les Français me dirent “non”, je m’inclinai. Car la légitimité ne se conserve pas par la ruse, mais par l’honneur. C’est l’intérêt de la France. On ne dirige pas la France contre son peuple.
On ne gouverne pas par obstination, mais pour servir la grandeur de la France.

Certains estiment que la Cinquième République est dépassée. Qu’en pensez-vous ?

Nos institutions n’ont pas faibli ; ce sont les hommes qui les ont rétrécies. Elles furent faites pour la hauteur, pour l’unité, pour la continuité. Mais la politique s’est faite métier, les partis sont devenus des syndicats d’intérêts, et la fonction d’État s’est abaissée au rang d’une carrière. La Constitution n’est point coupable : elle attend des serviteurs de la France, non des calculateurs de circonstances. La République n’a besoin ni de manœuvriers, ni de moralistes de salon, mais d’hommes qui pensent d’abord au pays.

Quel message adresseriez-vous aux Français d’aujourd’hui ?

Je leur dirais de ne pas se laisser accabler par la médiocrité du moment.
La France n’est pas finie : elle sommeille.
Chaque fois qu’elle a cru sombrer, un sursaut l’a redressée. Encore faut-il que ses enfants croient en elle plus qu’en leurs intérêts, qu’ils regardent plus haut que leurs écrans et leurs querelles. Car la France ne vit que lorsqu’elle se dépasse, et ne se dépasse que lorsqu’elle retrouve le sens du destin.

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