La Retraite Additionnelle de la Fonction Publique (RAFP) est un sujet qui fait parler de lui et concerne directement des millions de fonctionnaires en France. Créé par la loi Fillon de 2003 et mis en place en 2005, ce régime de retraite par capitalisation a été pensé pour venir compléter le système existant. Il s’adresse en particulier aux agents titulaires de la fonction publique d’État, hospitalière et territoriale. Alors que les discussions sur les retraites ne manquent pas dans le pays, comprendre comment fonctionne le RAFP permet de mieux saisir les enjeux du moment.
Comprendre le RAFP et qui en bénéficie
Le RAFP concerne 4,5 millions d’agents titulaires dans la fonction publique d’État (source Le Parisien). Avant son lancement, les primes n’étaient pas prises en compte dans le calcul des retraites. Aujourd’hui, elles entrent dans le calcul jusqu’à hauteur de 20 % du traitement indiciaire. Par exemple, un fonctionnaire qui perçoit 2 000 euros de traitement mensuel et 500 euros de primes verra ses cotisations calculées sur 400 euros de primes. Le prélèvement est réparti à parts égales entre l’employeur et le fonctionnaire, chacun contribuant à hauteur de 5 %.
Les pensions du RAFP sont financées grâce à des placements financiers variés. On retrouve dans les investissements des obligations d’État, des actions d’entreprises, des biens immobiliers ainsi que des participations dans divers projets et sociétés, allant des grandes entreprises aux PME. Chaque année, ce sont plus de 2,1 milliards d’euros qui sont placés grâce aux cotisations recueillies. En janvier 2025, la valeur marchande des avoirs du RAFP était estimée à 49 milliards d’euros.
Le RAFP devient petit à petit une source de revenus importante pour les retraités. À la fin de l’année 2024, environ 531 000 personnes bénéficiaient d’une pension via ce système. La rente annuelle moyenne est passée de 364 euros en 2020 à 483 euros en 2024, soit une augmentation d’environ 33 % sur cette période.
La politique et les récentes polémiques
Les discussions sur les retraites s’intensifient, notamment avec l’ouverture du « conclave » qui vise à revoir la réforme de 2023 ayant repoussé l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans. Les syndicats réclament l’annulation totale de cette réforme tandis que le patronat préfère maintenir la situation voire envisager un nouvel allongement de l’âge légal. Dans ce climat tendu, l’idée de revenir ou de renforcer le système par capitalisation refait parler d’elle.
Le système par capitalisation est parfois critiqué pour avantager les plus aisés au détriment des moins fortunés, remettant en question la solidarité entre générations qui caractérise le système par répartition traditionnellement fondé sur les cotisations sociales. Des exemples venus de l’étranger, comme les États-Unis ou le Chili, montrent bien les risques possibles si l’on dépend trop des marchés financiers.
Répercussions sur le plan social et économique
Les carrières qui peinent à se stabiliser peuvent être particulièrement vulnérables sous un régime par capitalisation, puisque l’absence de cotisations collectives peut mener à une situation précaire après la retraite. Des événements dramatiques, comme ce qu’on a pu observer lors de la crise financière de 2008, illustrent bien la fragilité que peut engendrer ce modèle économique.
Alors que les discussions continuent sur l’avenir des retraites en France, chaque citoyen concerné se doit d’examiner de près les conséquences des différents systèmes proposés. La question ne relève pas seulement de l’aspect économique mais touche aussi au domaine social et politique, en interrogeant les fondements mêmes du pacte social hérité du Conseil National de la Résistance.





bjr en prenant des retraites à 3000.5000 voir même à 10000e et retraites de 600e à 1000e et 1700e et faire une moyenne à 1522e croyez vous que cet une répartition égale et par capitalisation cela sera pire merci les élus et les hauts fonctionnaires .si vous aviez des salaires à 1500e à 2000e comme la plupart des citoyens vous auriez pas la même tenue de propos entend celui qui veut bien comprendre quand on fait les courses l euros à la même valeur pour tout le monde met pas la même contenance du portefeuille…
Une grosse fumisterie ce régime ! Pour des cotisations depuis le début, soit le 1er janvier 2005, soit 20 ans de cotisations, les « heureux » cotisants reçoivent royalement en moyenne une quarantaine d’euros brut par mois ! Quelle chance ! Mais où vont donc toutes nos cotisations ?
Ancien fonctionnaire territoriale. Je suis à la retraite depuis 6 mois en départ anticipé pour carriere longue (43 ans de carrière :18 privé et 28 public) je vais percevoir cette fameuse rafp seulement à mes 62 ans. 28 € brut , en effet , c’est un sacré coup de pouce …. une belle fumisterie.