Pourquoi votre assurance-vie, votre PEA et votre compte-titres ne se déclarent pas de la même façon aux impôts en 2026

Ne laissez pas la complexité fiscale vous surprendre !

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Pourquoi votre assurance-vie, votre PEA et votre compte-titres ne se déclarent pas de la même façon aux impôts en 2026
Pourquoi votre assurance-vie, votre PEA et votre compte-titres ne se déclarent pas de la même façon aux impôts en 2026 © journaldeleconomie.fr

Alors que 2025 s’achève, beaucoup d’épargnants se préparent à déclarer les gains et revenus de l’année passée. La fiscalité des placements peut vite sembler complexe, surtout pour l’assurance‑vie, le plan d’épargne en actions (PEA) ou les comptes‑titres. On pense souvent que l’administration a déjà toutes les informations, mais si certaines sont transmises automatiquement, de nombreuses données doivent encore être renseignées par vous.

Assurance‑vie : que déclarer et quand ?

Si vous n’avez pas fait de rachat en 2025, il n’y a généralement rien à déclarer, confirme Capital. Tant que les intérêts restent dans le contrat, ils ne sont pas imposables, et pour les fonds en euros, les prélèvements sociaux de 17,2 % sont prélevés chaque année par l’assureur.

En cas de rachat, les éléments de votre opération sont généralement pré‑remplis via l’IFU (Imprimé Fiscal Unique) transmis par votre assureur. La fiscalité dépend de l’ancienneté du contrat et de la date des versements, nécessitant une attention particulière aux dates limites.

  • Pour un contrat de moins de huit ans : les gains doivent être reportés en case 2ZZ et sont soumis à la flat tax de 30 % (PFU, prélèvement forfaitaire unique). Vous pouvez toutefois choisir le barème progressif en cochant la case 2OP, si votre tranche marginale d’imposition est inférieure à 12,8 %, pour bénéficier de avantages fiscaux.
  • Pour un contrat de plus de huit ans et avec des versements effectués depuis le 27 septembre 2017, un abattement s’applique : 4 600 € pour une personne seule et 9 200 € pour un couple. Après abattement, la part des gains liée aux versements nets jusqu’à 150 000 € se déclare en case 2VV avec un taux réduit de 7,5 %, et la part au‑delà de 150 000 € se déclare en case 2WW avec une réduction d’impôts.

PEA et compte‑titres : les points à connaître pour 2025

Pour un PEA, s’il n’y a eu aucun retrait en 2025, aucune déclaration n’est nécessaire grâce au principe d’enveloppe fiscale. En revanche, tout retrait avant cinq ans entraîne la clôture automatique du plan et les gains sont alors soumis au PFU de 30 %, à reporter en case 3VT, sauf exceptions comme le licenciement ou l’invalidité.

Après cinq ans, les retraits partiels ne clôturent pas le PEA et les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu, mais restent soumis aux prélèvements sociaux, qui passeront à 18,6 % à compter du 1er janvier 2026.

Pour les comptes‑titres tenus en France, les banques transmettent en général les données à l’administration sans que vous ayez à intervenir. La flat tax de 31,4 % s’applique par défaut, sauf si vous optez pour le barème progressif.

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