Si beaucoup d’entreprises n’ont pas pu résister financièrement au coup d’arrêt porté à leur activité par le Covid-19, bon nombre sont celles qui ont pu continuer leurs opérations grâce aux outils de communication et de travail collaboratif qui étaient certes prêts depuis longtemps mais qui ont trouvé là leur utilité « business ».
Peut-être pouvons-nous aller jusqu’à imaginer que les méthodes de management, longtemps conservatrices en France, vont enfin s’inspirer des méthodes déjà appliquées dans le monde professionnel anglo-saxon et accepter que les travailleurs font preuve d’une grande responsabilité lorsqu’on leur donne le choix d’organiser leur temps de travail en fonction des outils mis à leur disposition.
| Le management doit désormais inclure une composante cybersécurité |
Allons plus loin et intégrons dans ce schéma de management et de responsabilisation des travailleurs la notion de sécurisation des échanges.
Si beaucoup de grandes entreprises, au premier rang desquelles les entreprises du CAC40, ont d’ores et déjà intégré dans leurs dépenses et opérations des outils et méthodes de sécurité de la donnée et des communications, il nous reste maintenant à aborder le cas des Entreprises de Taille Intermédiaire et des Petites Entreprises.
En effet, à la suite de campagnes d’attaques de formes différentes, les grandes entreprises ont érigé des murs autour de leurs systèmes d’information respectif dans le but de rendre ces attaques plus coûteuses à opérer et donc moins rentables.
Résultat prévisible : les partenaires et sous-traitants des grands donneurs d’ordre sont donc la cible privilégiée des cyber-attaques.
Pour comprendre l’intérêt de cette manœuvre, imaginons un cheval de Troyes pénétrant l’enceinte d’un sous-traitant non pas pour exploiter ses données mais pour permettre à l’utilisateur malveillant de remonter une filière et trouver ainsi la porte lui donnant accès au grand donneur d’ordre.
En ces temps de procurement intégré, les mesures de protection du système d’information des partenaires et sous-traitants deviennent aussi importantes que la sécurité de la cible principale.
| Le cheval de Troyes ou la récurrence de l’utilisation de la petite porte |
Si dans chaque crise, il faut voir une opportunité, soyons également conscients que la période à venir va ouvrir un nouveau front de guerre commerciale. La performance de nos filières (énergie, industries automobile, manufacturière et aérospatiale, santé, etc.) va non seulement reposer sur notre capacité à rebondir, pour protéger nos emplois, mais également à nous protéger face aux attaques de nos concurrents.
Et gardons-nous bien d’énoncer des phrases aussi dangereuses que « on a toujours fait comme ça » : la pandémie que nous connaissons nous a amené à sortir de notre zone de confort. Nos concurrents eux aussi ont souffert – et souffrent encore – et vont déployer des moyens inamicaux pour parvenir à leurs fins avant nous.
L’arsenal des concurrents étrangers passe, aussi, par la déstabilisation. Préparons-nous à rendre l’exercice compliqué et coûteux pour ceux qui s’y risqueraient.


Whatever it takes ? 100 patates
Plan de relance Européen de 750 Milliards
Pour la France, quote/part 17 % sur emprunt soit 127 Milliards, si q/p 20 %
La France Emprunte et donne à l’Europe 66 Milliards sur les 390 milliards de dons (subventions) 78
Emprunte et prête à l’Europe 61 Milliards sur les 360 milliards de prêts 72
Solde : Emprunte 127 Milliards pour recevoir 40 Milliards de don (subvention) 150 40
Perte immédiate sur dons à l’Europe : 26 Milliards (66-40) 38
Créances hypothétiques sur prêts à Europe : 61 Milliards 72
Coût potentiel du sauvetage de l’Euro : 87 Milliards (26+61) 110
(gestion région Sud)
Plan de relance France de 100 Milliards
La France Emprunte 60 Milliards + don du plan Européen.
Total charge de la dette France en 2 plans de relance : 187 Milliards (127 + 60) 210