Tissot PR516 : la montre perso de James Bond ?

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Bond
Montre Tissot PR516 Date - Crédit photo JDE | journaldeleconomie.fr

On pensait tout savoir des montres de James Bond : les Rolex mythiques, les Omega bardées de gadgets, les inventions improbables sorties tout droit du laboratoire de Q. Et pourtant… une montre s’est glissée dans l’histoire sans faire de bruit. Pas de laser, pas d’explosion : juste une Tissot. Oui, une Tissot. Et il aura fallu près d’un demi-siècle pour que quelqu’un remarque qu’elle était là, au poignet de 007.

Une montre qui joue à cache-cache avec les fans. Quand on parle de James Bond, les images sont immédiates : un smoking impeccable, une Aston Martin rutilante, et au poignet… une montre iconique : une Rolex 6538 Submariner Big Crown ou une Omega Seamaster 300. Alors forcément, personne ne s’attendait à tomber sur une Tissot PR 516 Date dans « Live and Let Die » (1973). Et pourtant, elle est là. Discrète. Presque timide. À tel point qu’elle a échappé à tout le monde — fans obsessionnels, blogueurs spécialisés, et même certains experts horlogers. Une vraie mission d’infiltration réussie. C’est un peu comme si, au milieu d’une course-poursuite en Aston Martin, Bond faisait un détour… en Mini (comme dans « Goldfinger » et « Rien que pour vos yeux »). Personne ne regarde, personne ne remarque. Et hop, le secret reste intact pendant 50 ans.

Trois montres, zéro explication (et beaucoup de mystère). Dans « Live and Let Die », Roger Moore ne fait pas les choses à moitié : il change de montre comme d’identité. On trouve une Hamilton Pulsar P2 au look futuriste (version 1973 du geek stylé), une Rolex Submariner 5513 avec sa fameuse lunette-scie (parce que couper des cordes, c’est toujours utile) et donc… cette fameuse Tissot, sortie de nulle part. Elle apparaît brièvement à l’aéroport, puis dans la mythique course-poursuite en hors-bord. Autant dire qu’entre explosions, cascades et crocodiles, personne ne pense à zoomer sur le poignet de Bond. Alors, que s’est-il passé ? Erreur du département accessoires ? Choix de dernière minute ? Ou, hypothèse la plus savoureuse : Roger Moore aurait simplement porté sa propre montre. Oui, 007 qui oublie les gadgets et se dit : “Bon, aujourd’hui, je garde la mienne.” Franchement, ça le rend presque… humain.

La revanche tranquille d’une montre sans gadgets. Soyons honnêtes : la Tissot PR 516 Date n’a rien d’une diva. Pas de rayon laser. Pas de grappin. Pas de fonction explosive. Juste un boîtier en acier, une lunette noire en bakélite, un cadran magnifique qui oscille entre bleu profond et reflets turquoise et une trotteuse orange. Bref, une montre solide, élégante, efficace. Le genre qui ne sauve pas le monde… mais qui ne vous lâche pas non plus. Et c’est peut-être ça, le twist le plus délicieux : au milieu des gadgets improbables, c’est cette montre ultra normale qui s’est révélée la plus insaisissable. Aujourd’hui, les collectionneurs la traquent comme un “easter egg” horloger. Une petite pépite cachée dans un film culte, réservée à ceux qui regardent vraiment. Comme quoi, même chez James Bond, tout n’est pas une question de gadgets. Parfois, le vrai luxe… c’est la discrétion.

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