La France lance une nouvelle initiative ambitieuse avec la Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat (Snanc). Ce document, attendu depuis longtemps, vise à tracer la route vers une alimentation plus saine et plus respectueuse de l’environnement d’ici 2030. Dans un monde où les préoccupations climatiques et sanitaires se rejoignent, cette stratégie sert de boussole pour les actions du gouvernement et pour la vie quotidienne des Français.
Une sortie attendue qui a fait débat
La Snanc a finalement été publiée le 11 février, alors que sa sortie était initialement prévue fin novembre. Ce retard de plus de deux ans tient à plusieurs blocages, notamment des discussions sur la formulation du texte. En septembre, Matignon a souhaité retoucher le langage employé. Puis, en novembre, la publication a été suspendue après que la cellule investigation de Radio France ait révélé des modifications. Les ministères impliqués sont le Ministère de l’Agriculture, le Ministère de la Transition écologique et le Ministère de la Santé, chacun ayant joué un rôle important dans l’élaboration de la stratégie.
Des objectifs ambitieux pour 2030
Selon le 20 Minutes, la Snanc a pour objectif principal de définir l’action du gouvernement pour « une alimentation saine et moins émettrice de gaz à effet de serre », en lien avec le droit à l’alimentation. Les recommandations vont dans le sens d’une réduction de la consommation de viande importée et d’un encouragement à consommer davantage de fruits, de légumes, de légumineuses, de fruits à coque et de céréales complètes, promouvant ainsi un accès universel à une alimentation saine. La stratégie prône aussi une consommation « suffisante et limitée » de poisson et de produits laitiers, tout en préconisant une limitation de la viande et de la charcuterie, face à une baisse de la consommation de fruits en France. À noter qu’environ 25 % de l’empreinte carbone française est attribuée à l’alimentation, dont 61 % proviennent des produits d’origine animale.
Du consensus à la polémique
Si l’idée d’une stratégie de ce type est largement partagée, les mots choisis ont provoqué des tensions. Le Ministère de la Transition écologique privilégiait d’abord le terme « réduction » pour parler de la consommation de viande. Matignon a cependant plaidé pour un adoucissement du vocabulaire, proposant « limitation » ou encore « une consommation de viande équilibrée ». Le texte final opte pour la recommandation d’une « limitation de la consommation de viande et de charcuterie », un compromis entre lignes politiques et acceptation publique.







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