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60 Millions de Consommateurs : l'opacité des tarifs de la SNCF





Le 27 Février 2020, par Olivier Sancerre

La complexité et l'opacité des tarifs de la SNCF sont une fois encore pointés du doigt, cette fois par le magazine 60 Millions de Consommateurs.


Yield management

Dans son numéro de mars, le magazine 60 Millions de Consommateurs confirme l'opacité des prix pratiqués par la SNCF. La publication a relevé, pendant deux jours début janvier, les tarifs proposés par le site Oui.sncf pour des trajets entre deux grandes villes à six dates différentes. Les voyages sélectionnés pouvaient se dérouler dans les deux semaines à quatre mois à partir du jour du relevé. Ce sont 2 800 billets qui ont ainsi été générés. Avec des prix qui varient énormément… « Sur certaines lignes, les tarifs peuvent varier de un à onze », constate Benjamin Douriez, rédacteur en chef adjoint du magazine, au micro de Franceinfo.

On peut ainsi avoir des prix qui commencent à dix euros et qui montent « au-delà de 100 euros, à 110, 115 euros ». Des écarts importants, notamment entre Paris et des grandes villes sur Sud-Ouest comme Bordeaux, ou du Sud-Est dont Marseille ou Aix-en-Provence, relate-t-il. Sur certaines lignes, la SNCF est proche des plafonds décidés par l'État : le prix du billet sur la ligne Paris-Lyon ne peut pas dépasser 97 €, le prix moyen de la SNCF est de 71,32 €, un rapport de 74% pour cette ligne.

La SNCF proche des plafonds tarifaires autorisés

C'est sur la ligne Arras-Paris que le rapport entre le plafond établi par les pouvoirs publics (50 €) et le prix moyen de la SNCF 918,42 €) est le plus faible (37%). L'entreprise pratique le « yield management » (flexibilité tarifaire) en fonction de la demande, de la même manière que chez les compagnies aériennes. Mais 60 Millions de Consommateur reproche au transporteur le « manque de transparence » : « on a du mal à savoir à quelle vitesse les prix augmentent ».

Réserver à l'avance pour bénéficier de prix plus intéressants permet de faire des économies, explique Benjamin Douriez. Tout n'est pas parfait : « sur les très grands départs, sur des moments où il y a énormément de demandes (…) il n'y avait pas un seul euro d'économie à espérer ». Dans les cas de forte affluence, la SNCF pratique les prix maximum autorisés.




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