Épargne : comment les Français gèrent-ils leurs bas de laine ?

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Épargne : comment les Français gèrent-ils leurs bas de laine ? | journaldeleconomie.fr

Ils sont nombreux à mettre de l’argent de côté chaque mois. Mais que deviennent ces sommes une fois épargnées ?

Tous les mois, les Français remplissent leurs tirelires. Pourtant, rares sont ceux qui osent faire plus que stocker. Pourquoi tant de prudence ?

Épargne régulière : un réflexe bien ancré

Près de 9 Français sur 10 mettent de l’argent de côté chaque mois, selon une étude publiée en mars 2025 par Mon Petit Placement. Une habitude généralisée, mais aux pratiques très hétérogènes. Plus de la moitié des sondés (55 %) épargnent au moins 5 % de leurs revenus mensuels. Une minorité (7 %) va jusqu’à dépasser les 20 %.
Malgré cette constance, les montants restent souvent modestes. Se constituer une épargne de précaution, pour 42 % des répondants. Seuls 15 % pensent à leur retraite, et 14 % mettent de côté pour financer un projet comme les études ou l’achat d’un bien immobilier.

Les Français restent fidèles aux solutions simples et garanties. Le Livret A domine très largement, avec 73 % des détenteurs. L’assurance-vie, pourtant plus rentable à long terme, ne séduit que 41 % des sondés.
Pourquoi ce déséquilibre ? Parce que la sécurité prime. Les fonds investis dans le Livret A sont garantis et liquides, deux arguments imparables pour des épargnants qui craignent la volatilité.

Investir, un cap encore difficile à franchir pour beaucoup

Malgré une appétence claire pour l’épargne, peu de Français franchissent le pas de l’investissement. Seuls 13 % utilisent leur épargne pour générer des revenus supplémentaires, et 16 % pour faire fructifier leur capital. Le frein principal ? Le manque de connaissances financières, cité par 45 % des répondants.
L’étude de Mon Petit Placement est sans équivoque : 27 % des Français jugent leur culture financière insuffisante. Pire encore, 30 % estiment que l’investissement est réservé aux plus aisés, et 11 % aux personnes les mieux formées.

Face à ce vide éducatif, les Français se tournent encore massivement vers leur conseiller bancaire (59 %) pour s’informer. Mais près de 20 % préfèrent les blogs, les vidéos sur YouTube ou les réseaux sociaux. Chez les 18-34 ans, ce taux grimpe à 38 %. Des sources jugées “propices à l’arnaque” selon l’étude, qui souligne la fragilité de cette stratégie.
Faute d’outils pédagogiques et de références fiables, beaucoup préfèrent ne rien tenter. Le potentiel de l’épargne reste donc inexploité, faute de confiance et de compréhension.

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