Un retour anticipé… lourdement pénalisé
Le 6 juin 2025, Mikael, un ingénieur informatique de 39 ans domicilié à Montréal, pensait faire les choses dans les règles. En visite express en France pour récupérer ses deux chats British Shorthair, il loue une voiture à Lyon auprès d’Avis Budget pour visiter Annecy et Grenoble. Prévenant, il opte pour cinq jours de location, soit 148,50 euros, afin de couvrir les quatre jours et deux heures prévues par son séjour.
Mais une surprise l’attend à son retour au Canada : un prélèvement de 352,31 euros. Soit une majoration de 137 %, uniquement parce qu’il a rendu sa voiture un jour en avance.
« J’ai pris cinq jours au lieu de quatre parce que mon vol me faisait dépasser les quatre jours de deux heures, » déclare Mikael dans Le Parisien du 6 juillet 2025. « Réserver quatre jours m’aurait coûté 15 euros de moins, mais je voulais être 100 % dans les règles. »
Une pratique contractuelle mais controversée
Derrière cette facturation spectaculaire se cache une clause méconnue des conditions générales d’Avis Budget : « En cas de retour anticipé, le prix final peut augmenter. » En d’autres termes, si le client récupère sa voiture en avance, les promotions initiales peuvent être annulées.
Un Customer Experience Specialist de l’enseigne a en effet confirmé à Capital : « Des offres spéciales peuvent devenir inapplicables en cas de restitution anticipée. »
Face à l’ampleur de la polémique relayée par plusieurs médias, Avis Budget a finalement accepté de rembourser les 203 euros. Mais sans reconnaître l’erreur : « Le récit du client n’est que partiellement vrai », a précisé la société dans une déclaration au Parisien.
Comment éviter de payer plus cher ?
Pour ne pas subir ce type de majoration, quelques règles s’imposent. D’abord, lire attentivement les conditions de location : certaines agences appliquent des politiques tarifaires flexibles, d’autres non. Ensuite, il est conseillé de confirmer tout changement d’horaire par écrit, via l’espace client ou par e-mail.
Enfin, en cas de litige, une réclamation écrite, puis une médiation avec le service client, peuvent aboutir à un remboursement, surtout lorsque la presse s’en mêle.

