Le 13 août 2025, l’entreprise Kodak, pionnière du secteur photographique depuis 133 ans, a déclaré avoir « des doutes importants sur [sa] capacité à poursuivre [ses] activités », selon un communiqué officiel. Cette annonce marque une étape critique pour un acteur qui fut, durant des décennies, synonyme d’innovation visuelle et de domination industrielle.
Un signal d’alarme financier sans précédent
Dans son communiqué du 11 août 2025, Kodak indique avoir réalisé un chiffre d’affaires de 263 millions de dollars, contre 267 millions à la même période en 2024. Sur ce trimestre, la société enregistre une perte nette de 26 millions de dollars, après un bénéfice de 26 millions un an plus tôt.
La trésorerie disponible recule à 155 millions de dollars au 30 juin 2025, contre 210 millions douze mois auparavant, tandis que la dette totale atteint 1,2 milliard de dollars.
Des causes structurelles et stratégiques
Le déclin de Kodak s’explique par la contraction continue de la demande pour la photographie argentique, cœur historique de son activité, mais aussi par des choix industriels manqués. Les tentatives de diversification vers l’impression industrielle n’ont pas produit les résultats escomptés, tandis que la concurrence numérique s’est imposée avec force.
Des perspectives incertaines
En 2025, Kodak se retrouve à un carrefour décisif : céder des actifs pour survivre, ou rejoindre la longue liste des icônes industrielles disparues. Ce choix, dicté par des contraintes financières extrêmes et une transformation numérique inaboutie, scellera l’avenir de l’un des noms les plus emblématiques de l’histoire photographique.


