L’information n’est pas très rassurante pour les épargnants français. Selon le magazine Capital, une baisse des taux d’intérêt des livrets d’épargne réglementée est prévue pour le 1er février 2026. Beaucoup s’inquiètent : l’inflation faible observée depuis plusieurs mois laisse penser que la baisse des taux d’intérêt du Livret A, du LDDS et du LEP pourrait diminuer. Les épargnants doivent rester attentifs, car leur épargne risque de paraître moins attractive.
Les taux aujourd’hui et comment ça marche
Les taux en vigueur restent loin de leurs pics passés. Le Livret A et le LDDS affichent 1,70 %, tandis que le Livret d’épargne populaire (LEP) propose 2,70 %. Ces niveaux ont été fixés depuis le 1er août 2025, après des sommets de 3 % (pour Livret A/LDDS) et 6,1 % (pour le LEP) au premier semestre 2023.
Les taux du Livret A et du LDDS sont révisés tous les six mois, avec des modifications prévues en février et en août, conformément à l’arrêté du 27 janvier 2021. Ces révisions reposent sur l’inflation du semestre écoulé et sur les taux interbancaires, selon les prévisions économiques. Le LEP, lui, est indexé sur l’inflation hors tabac de la même période, arrondie à l’intervalle supérieur le plus proche.
Ce que dit l’inflation pour février 2026
Les chiffres d’inflation publiés par l’Insee montrent une faible hausse des prix : +0,9 % en juillet, +0,8 % en août, +1,1 % en septembre et +0,9 % en octobre. Sur le semestre, cela donne une moyenne d’environ 0,925 %, qui ne devrait pas dépasser 1 % si la tendance se maintient. Dans ces conditions, une baisse du taux du Livret A à 1,50 %, voire 1,40 %, en février 2026 paraît de plus en plus probable.
Pour le LEP, un calcul simple aboutirait à une baisse à 0,95 %, mais une règle légale empêche qu’il soit inférieur de plus de 0,5 % au taux du Livret A. Autrement dit, les taux du LEP pourraient reculer à 2 % ou 1,90 %, selon l’évolution du Livret A.
Réactions des épargnants et perspectives
La baisse n’est pas pour autant inévitable. Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, pourrait décider, avec le soutien du ministère de l’Économie, de limiter la réduction en appliquant un « coup de pouce » habituel au taux du LEP. Cette décision relève surtout du politique et pourrait aussi être influencée par les taux de dépôt de la Banque centrale européenne.




