Chaque jour, un grand nombre d’entreprises françaises déclenchent un contrôle fiscal sans toujours s’en rendre compte. Cette réalité, souvent sous-estimée, pèse beaucoup pour les dirigeants et pour l’économie nationale. Les services de Bercy multiplient les efforts pour dénicher les fraudes fiscales, une opération nécessaire pour récupérer des sommes estimées à dizaines de milliards d’euros chaque année. Pour les opérateurs économiques, cela demande plus de vigilance et de rigueur dans la gestion administrative.
Les contrôles ont monté d’un cran en 2023
En 2023, les services fiscaux ont renforcé leurs moyens de détection avec des outils modernes, dont des algorithmes et IA capables de repérer des profils jugés à risque, poursuivant ainsi les objectifs du dispositif législatif.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 2020, près de 900 000 contrôles fiscaux ont été effectués, incluant plus de 270 000 entreprises, rapporte Le Journal des Femmes. Les sociétés peuvent donc s’attendre à une surveillance plus serrée, notamment sur les déclarations de TVA et le dépôt du bilan annuel.
Cette vigilance renforcée touche toutes les entreprises, même celles qui se croient bien accompagnées. Comme l’a expliqué un agent des impôts invité sur la chaîne YouTube « Legend« par Guillaume Pley, même des structures « bien accompagnées » peuvent commettre des erreurs qui suffisent à déclencher un contrôle fiscal.
Ce qui alerte les services fiscaux
Plusieurs signaux d’alerte peuvent attirer l’attention des contrôleurs. Le non-respect des délais de déclaration, en particulier pour la TVA et le bilan annuel, est un facteur aggravant. Le contrôleur fiscal le dit clairement : « Si une entreprise est tout le temps en retard pour ses déclarations d’impôt, c’est un facteur aggravant. C’est le contrôle fiscal assuré ».
- Les retards répétés pour les déclarations d’impôt
- Le non-remboursement de crédits de TVA
- Les anomalies dans la gestion de la TVA
Les comportements inhabituels sont tout autant surveillés. Par exemple, les entreprises qui ne demandent jamais le remboursement de TVA ou qui affichent un crédit de TVA constant sans demander de remboursement sont vite repérées par les systèmes automatisés de la DGFiP (Direction générale des finances publiques).


