Croissance : des prévisions revues à la baisse en 2026 pour la France

La croissance française ralentit. L’Insee et la Banque de France ont revu leurs prévisions pour 2026, sur fond de hausse des prix de l’énergie et de retour de l’inflation, qui pèse déjà sur l’économie.

Publié le
Lecture : 2 min
France : la croissance revue à la baisse, des économies annoncées
Croissance : des prévisions revues à la baisse en 2026 pour la France © journaldeleconomie.fr

Les nouvelles prévisions publiées les 24 et 25 mars 2026 par l’Insee et la Banque de France confirment un net ajustement des perspectives économiques en France. La croissance attendue pour 2026 est désormais plus faible, dans un contexte marqué par le retour de l’inflation et des tensions internationales. Ce ralentissement s’explique en grande partie par la hausse des prix de l’énergie, qui affecte directement la consommation et l’activité.

Une croissance plus faible que prévu en France selon l’Insee

L’Insee anticipe désormais une progression du PIB limitée à +0,2 % au premier trimestre 2026, puis +0,2 % au deuxième trimestre. L’institut souligne toutefois que « la croissance française […] résisterait au premier semestre, avec +0,2 % par trimestre et +0,9 % d’acquis à mi-année », selon sa note du 24 mars 2026. Cela signifie que, malgré le ralentissement, l’économie continuerait de progresser.

Le principal facteur de ce ralentissement est la hausse de l’inflation. L’Insee prévoit que celle-ci dépassera 2 % au printemps 2026, sous l’effet de la hausse des prix du pétrole et du gaz. Cette hausse des prix réduit le pouvoir d’achat des ménages. Conséquence directe : la consommation ralentit. Elle progresserait de seulement +0,1 % au premier trimestre, puis +0,2 % au deuxième trimestre. Or, la consommation est un moteur essentiel de la croissance en France.

D’autres effets apparaissent également. L’investissement des entreprises reste limité en début d’année, tandis que le chômage pourrait atteindre 8,1 % au printemps 2026, selon l’Insee.

La Banque de France confirme une croissance limitée en 2026

De son côté, la Banque de France prévoit une croissance de 0,9 % pour l’ensemble de l’année 2026 dans son scénario central. Elle précise que « dans le scénario de base, la croissance du PIB est prévue à 0,9 % en 2026 », selon ses projections publiées le 25 mars 2026. À court terme, l’activité résiste encore légèrement. La croissance du premier trimestre pourrait atteindre entre 0,2 % et 0,3 %, selon l’institution. Mais cette prévision reste fragile. Elle dépend fortement de l’évolution de la situation internationale, notamment du prix de l’énergie.

La Banque de France a étudié plusieurs scénarios en fonction de l’évolution du conflit au Moyen-Orient. Dans un scénario intermédiaire, la croissance tomberait à 0,6 % en 2026. Dans le scénario le plus défavorable, elle pourrait descendre à 0,3 %. Ces scénarios reposent sur une forte hausse des prix de l’énergie. Le prix du pétrole pourrait atteindre jusqu’à 145 dollars le baril dans le cas le plus extrême.

Une telle hausse entraînerait une inflation plus élevée, pouvant atteindre 3,3 % en 2026, ce qui pèserait davantage sur la consommation et sur l’activité économique. Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, résume cet enjeu : « plus le conflit dure, plus le pétrole flambe et plus il y aurait d’effets négatifs pour l’économie française et européenne ». Malgré ces risques, la Banque de France estime qu’une récession reste peu probable, relaye Boursorama. « Dans aucun scénario […] nous ne prévoyons de récession pour la France », précise-t-il.

Laisser un commentaire

Share to...