Environ 98 000 retraités percevant une pension de l’Agirc‑Arrco se retrouvent dans une situation inattendue et compliquée. Depuis janvier 2026, ces bénéficiaires ont été privés de leurs pensions à cause d’une « défaillance informatique », alerte Capital. Le problème tombe mal, d’autant que 2026 a vu l’absence de revalorisation des pensions, faute d’accord entre le patronat et les syndicats.
Une panne informatique qui coûte cher
À l’automne 2025, l’Agirc‑Arrco a lancé une migration informatique pour mieux gérer les carrières de ses affiliés. Mais la transition a tourné au cauchemar pour beaucoup. En automatisant le traitement des dossiers, le système a suspendu les virements mensuels pour les dossiers jugés incomplets, un problème exacerbé par le contrôle des pensions.
- 12 000 dossiers ont déjà été identifiés comme affectés, tandis que 86 000 restent en cours d’examen.
- Ce qui bloque souvent : des documents comme le certificat de vie ou l’attestation de non-remariage pour les veufs et veuves.
Pour des personnes âgées peu à l’aise avec les démarches numériques, c’est devenu un vrai casse‑tête.
Ce que ça change côté finances et paperasse
Les conséquences sont lourdes. Au total, l’Agirc‑Arrco doit rembourser 850 000 000 €, avec un rattrapage moyen de 8 700 € par retraité. C’est un enjeu majeur pour les personnes concernées, mais aussi pour la caisse de retraite complémentaire. Les retraités, déjà frustrés par l’absence de revalorisation des pensions en 2026, voient la situation prendre une tournure particulièrement difficile.
L’Agirc‑Arrco essaie d’informer les intéressés : les retraités peuvent vérifier leur statut depuis leur espace personnel en ligne. Mais pour beaucoup, ces démarches numériques restent un obstacle important, les exposant à des escroqueries ciblant les retraités.
Les mesures prises pour corriger le tir
L’organisme s’engage à rétablir les paiements et promet de contacter individuellement les retraités concernés. Reste que l’ampleur du travail est énorme : 86 000 dossiers attendent encore une résolution complète. La rapidité d’action de l’Agirc‑Arrco montre sa volonté d’agir, mais le chemin pour tout remettre en ordre est encore semé d’embûches.
L’Union retraite, acteur majeur du secteur, a intensifié ses actions pour que les bénéficiaires ne perdent pas les droits qui leur sont dus. Cette situation souligne l’importance d’une bonne communication et de la sensibilisation des retraités à leurs droits, notamment face au phénomène inquiétant du non‑recours.





