Une nouvelle arnaque par phishing sévit auprès des bénéficiaires de la retraite complémentaire Agirc-Arrco. Des escrocs se font passer pour cet organisme connu afin de soutirer des infos sensibles comme le numéro de Sécurité sociale, les mots de passe et les coordonnées bancaires, illustrant une usurpation d’identité. Cette fraude inquiète tout particulièrement les seniors, qui sont les cibles principales.
Comment les filous s’y prennent
Les fraudeurs multiplient les techniques pour piéger leurs victimes, notamment par arnaque par SMS, passent des coups de fil et envoient des e-mails bidons. Les fraudeurs envoient des SMS frauduleux pour créer un sentiment d’urgence en affirmant qu’une mise à jour est indispensable pour éviter la suspension des pensions. Ces messages présentent souvent le logo et l’adresse postale de l’Agirc-Arrco, ce qui rend l’arnaque d’autant plus crédible. Par ailleurs, des faux sites web imitant celui de l’Agirc-Arrco, avec une charte graphique similaire, ont été montés pour leurrer les internautes.
Lucie, qui travaille à l’Agirc-Arrco depuis plus de dix ans, fait remarquer que ces méthodes sont « particulièrement sophistiquées et professionnelles ». « Nous déplorons plusieurs victimes », indique-t-elle, précisant que ces manœuvres visent surtout à soutirer de l’argent en récupérant des données personnelles.
Les conséquences pour les seniors
Les conséquences pour les retraités peuvent être sérieuses. L’Agirc-Arrco a déjà recensé plusieurs cas de personnes dupées par cette arnaque. Un message d’alerte a donc été publié sur le site officiel de l’organisme pour avertir les utilisateurs. D’après la Fondation de France, environ 800 000 personnes de plus de 75 ans subissent chaque année des abus similaires en France.
Face à cette situation inquiétante, l’Agirc-Arrco rappelle que « aucun collaborateur ne demandera jamais le versement d’une somme d’argent ou les coordonnées bancaires » aux bénéficiaires. Il est recommandé à chacun de rester très vigilant face aux tentatives d’escroquerie.
Astuces et prévention
Pour se protéger de ces arnaques, il est conseillé aux bénéficiaires de ne pas répondre aux appels, SMS ou e-mails suspects. Si un message vous semble louche, vérifiez bien l’adresse électronique de l’expéditeur et évitez de cliquer sur des liens douteux. Changer régulièrement ses identifiants et mots de passe est également une bonne habitude.
Si vous soupçonnez une usurpation d’identité ou une fraude, agissez rapidement : modifiez immédiatement tous les mots de passe concernés et prévenez votre banque pour qu’elle puisse bloquer toute opération frauduleuse.
Où trouver de l’aide
Les victimes ou celles qui se sentent en danger peuvent consulter le site Cybermalveillance.gouv.fr pour obtenir plus d’infos et des conseils pratiques. La plateforme téléphonique Info Escroqueries, joignable au 0 805 805 817, offre également un bon soutien du lundi au vendredi, de 9 heures à 18 heures 30.






Et alors, où est le gouvernement ?