Vigilance orange canicule mardi : 21 départements du Centre et de l’Ouest basculent, portant le total à 43 alors que les températures dépassent les 40°C

43 départements en alerte, un pic à 40°C attendu en pleine semaine, des nappes phréatiques plus basses qu’en 2025… Cet été bat déjà des records inquiétants. Voici pourquoi la situation s’annonce encore plus tendue dans les prochains jours.

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Vigilance orange canicule mardi : 21 départements du Centre et de l'Ouest basculent, portant le total à 43 alors que les températures dépassent les 40°C
Vigilance orange canicule mardi : 21 départements du Centre et de l’Ouest basculent, portant le total à 43 alors que les températures dépassent les 40°C © journaldeleconomie.fr

Météo-France a placé 21 départements supplémentaires du Centre et de l’Ouest en vigilance orange canicule, à partir de mardi 11 août 2026 à midi, selon le dernier bulletin. Avec les 22 départements déjà concernés depuis lundi, ce sont désormais 43 départements qui basculent en alerte, sur l’ouest, le centre et le quart sud-est du pays.

Parmi les nouveaux territoires touchés figurent le Finistère, l’Ille-et-Vilaine, la Loire-Atlantique, la Vendée, l’Indre-et-Loire, la Vienne, la Charente, l’Hérault, l’Aude ou encore les Pyrénées-Orientales, liste franceinfo. Ils rejoignent une liste où l’on trouvait déjà l’Ain, l’Ardèche, le Var, le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône, le Rhône ou la Corse. Météo-France évoque une « vigilance particulière » pour justifier une couverture aussi large du territoire métropolitain.

Un pic attendu en milieu de semaine

Ce lundi, un léger repli des températures a été observé à l’échelle nationale. Mais l’organisme prévoit un nouvel épisode caniculaire dès mardi, le quatrième de l’année 2026. À 15 heures lundi, le thermomètre dépassait déjà 40°C à Cogolin, dans le Var, avec plus de 35°C relevés à Uzès, dans le Gard, et à Orange, dans le Vaucluse.

Pour mardi, les prévisions annoncent des températures supérieures à 35°C dans l’ensemble des départements concernés, avec des pointes à 39°C dans le Sud-Est. Dans la nuit de mardi à mercredi, les minimales pourront dépasser 20°C jusqu’au Sud-Bretagne, dans le Maine, la Touraine, le Berry et la Bourgogne, signe d’une chaleur qui ne redescend plus la nuit.

Mercredi, les chaleurs resteront accablantes sur une grande partie du pays, avant une nouvelle accentuation attendue entre jeudi 13 et vendredi 14 août, avec des valeurs comprises entre 35 et 39°C sur la plupart des régions, localement 40°C. Le pic de l’épisode est probable vers le milieu de la semaine.

Un répit est espéré durant le week-end des 15 et 16 août, avec un possible retour des orages. Un prévisionniste de Météo-France a toutefois précisé, en réponse à une question de lecteur lors d’un point du jour, que « les températures semblent baisser durant le week-end prochain, avec un retour possible des orages, mais cela reste à confirmer ».

Sécheresse, nappes et récoltes sous tension

Cette extension de la vigilance canicule intervient alors que près de 70 % du territoire métropolitain fait déjà l’objet de restrictions sur l’usage de l’eau, selon le ministère de la Transition écologique. Au 9 août, les 99 départements métropolitains étaient a minima en seuil de vigilance, dont 67 en situation de crise, le niveau le plus élevé, et 21 en alerte renforcée.

Une réunion de crise du Comité d’anticipation et de suivi hydrologique et des préfectures de région est prévue mercredi 12 août à 14 heures.

Côté nappes phréatiques, le Bureau de recherches géologiques et minières a dressé un constat plus sombre qu’en 2025 lors d’un point presse lundi. La situation était pourtant normale à la mi-mars, avant que la vidange ne s’accélère début juin sous l’effet du manque de pluie et de la hausse de la demande en eau liée aux canicules.

L’hydrogéologue David Ratheau a indiqué que 63 % des points d’observation se situent désormais en dessous de la normale, contre 94 % de points en baisse au mois de juillet.

Le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, en déplacement lundi dans l’Aveyron, a comparé la sécheresse actuelle à celle de 1976. Dans un entretien accordé à franceinfo ce week-end, il a plaidé pour une réponse inédite de l’État, affirmant que la France vivait une catastrophe climatique d’une ampleur jamais vue en agriculture sur une telle durée, et que l’on savait parfaitement que les dispositifs d’assurance existants ne pourraient pas prendre en compte un tel niveau de sinistralité.

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