Samedi 5 septembre 2026, le thermomètre pourrait grimper jusqu’à 37 °C à Bordeaux, avec une moyenne de 30,2 °C relevée sur douze grandes villes françaises. Toulouse atteindrait 34 °C et Paris 31 °C, selon les prévisions établies le 25 août 2026. Certains scénarios évoquent déjà une sixième vague de chaleur tardive sur la France.
La chaleur se propagerait ensuite vers le nord et l’est du pays dès le 6 septembre, portée par une masse d’air chaud remontant du Maghreb et de la péninsule ibérique.
Un anticyclone bloque les perturbations
Dès la fin du mois d’août 2026, un anticyclone puissant s’installe sur la France et empêche l’arrivée des perturbations atlantiques. Cette configuration favorise la formation d’un dôme de chaleur, un phénomène qui emprisonne l’air chaud au sol, en particulier dans le sud-ouest. Un temps anticyclonique, calme et sec, est annoncé pour les quinze premiers jours de septembre.
La première semaine de septembre, celle de la rentrée scolaire, devrait rester estivale sans excès notable. Le vrai basculement interviendrait à partir du 5 septembre, avec une remontée plus marquée après le 7 septembre, selon les modèles consultés le mardi 25 août 2026.
Copernicus, l’organisme européen de surveillance du climat, évalue entre 70 % et 100 % la probabilité d’un mois de septembre anormalement chaud dans le nord-ouest de la France, contre 60 % à 70 % sur le reste du territoire. Le modèle européen ECMWF table sur un excédent moyen de 1 à 1,5 °C, quand le modèle américain évoque jusqu’à 2 °C sur l’ouest du pays.
Le site Météo-Contact chiffre à plus de 60 % la probabilité d’un mois excédentaire, tandis que Météo-France privilégie un trimestre août-septembre-octobre plus chaud que la normale.
Le risque de canicule proprement dite reste quasi nul en septembre, les nuits plus longues permettant à l’air de se rafraîchir davantage, selon Météo-Paris. Cela n’exclut pas plusieurs jours d’affilée au-dessus de 30 °C sous blocage anticyclonique, avec des nuits encore pénibles en ville et un risque de déshydratation accru pour les personnes vulnérables dès que les maximales dépassent 35 °C plusieurs jours de suite.
Un été de 70 jours au-dessus des normales
Cette perspective survient après un été 2026 hors norme. Depuis la mi-juin, la France a enchaîné près de 70 jours consécutifs de températures supérieures aux normales, un enchaînement qualifié d’inédit qui a fragilisé organismes, cultures et ressources en eau. Un dernier pic a touché le sud, le centre et l’est du pays le mercredi 19 août, avant un répit : dès le 21 août, la moyenne nationale est repassée sous les normales, une première depuis le 11 juin.
Selon Météo-Paris, ce rafraîchissement reste un simple intermède avant un retour de la chaleur, non un véritable changement de régime.
Les canicules de septembre demeurent rares mais se multiplient. Du 3 au 11 septembre 2023, soit neuf jours, Paris avait atteint 35 °C et le sud du pays 39 °C, avec un indicateur thermique national dépassant de 4 à 6 °C la normale. Météo-France rappelle aussi l’épisode du 12 au 22 septembre 1987, marqué par des températures moyennes supérieures de 4 à 6 °C aux normales saisonnières.
Un mois de septembre chaud prolonge aussi l’usage de la climatisation, alors que le chauffage tourne déjà le matin dans certains foyers. Selon l’ADEME, maintenir la climatisation au-dessus de 26 °C plutôt qu’à 23 °C divise par trois la consommation électrique.
Au-delà de sept jours, les modèles météorologiques deviennent nettement moins fiables, un signal fort à 12 ou 13 jours d’échéance indiquant une possibilité sans garantir l’occurrence d’une canicule. Le consensus reste néanmoins celui d’un mois de septembre plus chaud que la norme pour la France et l’Europe occidentale.
En 2016 et en 2021, la Bretagne avait déjà connu une vague de chaleur de trois jours, tout comme les Hauts-de-France en 2016, des régions jusque-là plutôt épargnées par ce type d’épisode tardif.







