Cette pièce de 2€ affole les collectionneurs : un numismate explique pourquoi elle peut atteindre 4 800€

Une pièce de 2 euros qui dort peut-être dans votre porte-monnaie vaudrait jusqu’à 4 800 €. Un seul détail permet de la reconnaître, vérifiez-le avant qu’elle ne file en caisse.

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Cette pièce de 2€ affole les collectionneurs : un numismate explique pourquoi elle peut atteindre 4 800€
Cette pièce de 2€ affole les collectionneurs : un numismate explique pourquoi elle peut atteindre 4 800€ © journaldeleconomie.fr

Frappée par la Principauté de Monaco en 2007, la pièce commémorative de 2 euros à l’effigie de la princesse Grace n’a été produite qu’à 20 000 exemplaires. Un exemplaire en bon état se négocie entre 2 000 € et 3 000 €, et jusqu’à 3 600 € à 4 800 € lorsqu’il est resté dans son coffret d’origine, selon le magazine Modes et Travaux.

Ce tirage restreint explique une bonne partie de sa cote. Les micro-États comme Monaco, le Vatican ou Saint-Marin émettent des quotas très limités, parfois quelques milliers de pièces seulement. La rareté reste le premier critère qui distingue une pièce de collection d’une pièce ordinaire, avant les éditions limitées et les défauts de fabrication. L’état de conservation joue lui aussi un rôle important dans l’estimation finale.

Le détail à vérifier sur la pièce

Plusieurs indices permettent de repérer l’exemplaire dans un porte-monnaie ou une caisse de commerçant. La mention « MONACO » figure sur la pièce, avec l’année « 2007 » inscrite à droite du buste. La princesse y est représentée de profil gauche, cheveux relevés. Sur la tranche, les chiffres « 2 » alternent.

Le poids constitue un autre indice fiable : une pièce authentique pèse environ 8,5 grammes, les copies étant souvent plus légères. Un simple pèse-lettres permet de vérifier ce détail à la maison.

D’autres pièces monégasques et européennes recherchées

Une autre pièce monégasque intéresse les collectionneurs : celle commémorant les 800 ans de la construction du premier château sur le Rocher de Monaco, frappée en 2016. Seulement 1 000 exemplaires circulent dans le monde, ce qui en fait, selon Pleine Vie, un trésor numismatique dont la valeur peut atteindre jusqu’à 1 000 €.

Au Vatican, la pièce « Sede Vacante » de 2005 se négocie entre 300 € et 600 €. À Saint-Marin, celle dédiée à Bartolomeo Borghesi, frappée en 2004, tourne autour de 200 €.

En France, les pièces de l’Abbé Pierre, émise en 2011, et du traité de l’Élysée, émise en 2013, restent recherchées, leur valeur numismatique pouvant encore progresser. Deux éditions plus récentes, consacrées à Charles III et au traité de Rome, pourraient elles aussi prendre de la valeur avec le temps, même si leur cote n’a pas encore décollé.

Pour juger une pièce, trois éléments comptent avant tout : l’année d’émission, le pays d’origine et l’état de conservation. Le poids, l’épaisseur et les inscriptions apportent des précisions supplémentaires, mais c’est bien l’état qui pèse le plus dans la balance : une pièce en parfait état vaut toujours plus qu’un exemplaire usé ou abîmé.

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