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Conor Harrington, la virilité mise en scène





Le 17 Mai 2019, par Bérénice Muller

​Conor Harrington est né à Cork (Ireland) en 1980. Il est actuellement basé à Londres.


L’artiste fait ses études à Limerick School of Art and Design et obtient son baccalauréat des beaux-arts en 2002. Il grandit dans une petite ville qui ne comportait aucun graffiti. Il pense que c’est grâce à cela qu’il a pu s’approprier les codes du street art pour faire quelque chose de nouveau. Conor Harrington réalise son premier grafitti lorsqu’il a 14 ans et a un réel coup de foudre pour cet art. Il ne se considère pas comme un street-artiste, mais comme un peintre.
L’artiste mélange le réalisme de la peinture classique en s’inspirant des artistes de la Renaissance, de l’expressionnisme à un art plus urbain, plus contemporain. Conor Harrington aime « les contrastes, les oppositions, le brut et le raffiné. ». Pour cela, ses œuvres sont régulièrement inachevées. Ce qui l’intéresse notamment « c’est la dynamique des éléments qui s’opposent ». Pour lui, les hommes ne cessent d’être rappelés par le passé, par leur histoire. Le flou est assez présent dans son œuvre et contraste avec l’hyperréalisme. Il met en avant des personnages coloniaux, se battant. La peinture qui dégouline de ses œuvres est comparable à du sang et vient renforcer le réalisme.
Ses œuvres questionnent la place de l’homme dans notre société et mettent en avant une certaine toxicité lorsqu’il est question de virilité. L’homme toréador, soldat ou cavalier, sans cesse rattaché à la force et a la violence.  De son point de vue, l’homme est capable du pire.
Sa série « Fight Club  » montre deux hommes en noir et blanc, se battant, sur 7 fresques différentes, à Puerto Rico, New York et Londres. L’homme chauve gagne la bataille et est représenté poing tendu à Londres. Conor Harrington s’est inspiré du Massacre des Innocents de Charles Le Brun pour réaliser cette série de fresques.
En 2008, l’exposition « Weekend Warriors  » montre pour la première fois l’utilisation d’uniformes dans ses peintures. Les costumes militaires représentés sont ceux du 16e siècle et font allusion à ceux qui ont été utilisés contre l’Empire ottoman.
Il a peint sur les murs de Miami, Paris, Dublin, Sao Paulo, New York, Londres, Puerto Rico, des États-Unis, de Norvège, d’Espagne, d’Italie, du Danemark, de la Pologne. Lors de l’enchère de « Danse with the Devil  », en 2015, chez Bonham à Londres, elle a été vendue pour 77 500 £, plus chère que les œuvres de Banksy qui y étaient présentées. Elle est la première toile que Conor Harrington a vendue aux enchères. Elle a été réalisée sur une toile de lin tendue avec de la peinture à l’huile et à la bombe aérosol.
Conor Harrington participe au LISA Project, une association à but non lucratif qui propose à des street artistes de peindre sur les murs de Mulberry Street à New York. L’artiste y a peint deux fresques.
 
 


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