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Luca de Meo : une route difficile pour le futur patron de Renault





Le 28 Janvier 2020, par François Lapierre

Le conseil d'administration de Renault, réuni ce mardi 28 janvier, devrait nommer Luca de Meo au poste de directeur général du constructeur automobile. Une nomination attendue de longue date pour relancer le groupe.


Un spécialiste reconnu de l'automobile à la tête de Renault

C'est Luca de Meo, ex-patron de Seat, qui devrait prendre la tête de Renault. Ce n'est pas une surprise : cela fait en effet quelques temps que la rumeur court, de plus le dirigeant italien a démissionné de la présidence de la marque appartenant au groupe Volkswagen il y a quelques semaines. C'est d'ailleurs une des difficultés que le conseil d'administration aura à résoudre : Luca de Meo est lié à une clause de non concurrence pendant deux ans. Les négociations entre Renault et Volkswagen ont permis de réduire ce délai à quelques mois (en échange d'une compensation financière), mais le nouveau directeur général du constructeur français devra attendre jusqu'au 1er juillet avant de s'installer dans son nouveau fauteuil.

Luca de Meo prendra la place de Clotilde Delbos, l'actuelle directrice financière de Renault, qui occupe le poste de directrice générale par intérim depuis le départ de Thierry Bolloré, en octobre dernier. Le constructeur automobile se cherche un patron depuis l'inculpation au Japon de Carlos Ghosn pour des malversations financières ayant entraîné la chute de l'ex-président de Renault et de l'alliance avec Nissan. Depuis, les entreprises sont en difficulté, à la recherche d'une vision que pourrait apporter Luca de Meo.

Le sauveur de Seat

Le dirigeant de 52 ans a fait toute sa carrière dans le milieu automobile. Polyglotte, il a d'ailleurs commencé à travailler chez Renault avant de bifurquer vers Toyota puis Fiat. C'est au sein du groupe Volkswagen qu'il donne la pleine mesure de ses moyens : assigné chez Seat en 2015 avec pour mission de redresser la marque, il y parvient brillamment.

Chez Seat, il parvient à redorer le blason du constructeur automobile en lançant de nouveaux modèles tous les six mois, en misant sur l'électrique et en opérant une montée en gamme qui séduit les jeunes conducteurs. Résultat : un bénéfice net en hausse de 33% en 2018 à 254 millions d'euros, et une marque relancée. Son travail sera du même ordre chez Renault, en attente de décisions lourdes sur sa gamme et son équipée avec Nissan.



Tags : Renault

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