L’année 2025 amène son lot de nouveautés pour celles et ceux qui bénéficient de l’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) en France. Ces changements ont pour but d’améliorer le pouvoir d’achat et la gestion de leurs finances personnelles, notamment par la revalorisation des allocations sociales. On parle ainsi d’une revalorisation du montant de l’AAH, d’un ajustement des plafonds de ressources et d’une modification des conditions d’accès. Par ailleurs, la mise en place de la déconjugalisation représente une avancée vers plus d’équité.
Révalorisation du montant de l’AAH
À partir du 1er avril 2025, le montant maximal de l’AAH est fixé à 1 033,32 € par mois, reflétant une augmentation de l’AAH, ce qui correspond à une hausse de 1,7 % par rapport à 2024 – soit 17,27 € en plus chaque mois. L’idée, c’est de compenser l’inflation et de permettre aux bénéficiaires de mieux faire face aux dépenses quotidiennes. Le premier versement de cette augmentation sera réalisé en mai 2025. Ce mécanisme d’ajustement annuel permet aux allocataires de mieux planifier leur budget. Pour rappel, le paiement est effectué mensuellement par la Caisse d’allocations familiales et la Mutualité sociale agricole (MSA), généralement au début du mois suivant la période concernée.
Critères d’accès et plafonds de ressources
Pour toucher l’AAH, il faut afficher un taux d’incapacité d’au moins 80 % ou un taux compris entre 50 % et 79 % si le handicap engendre des restrictions importantes et durables pour trouver un emploi. Les bénéficiaires doivent avoir au minimum 20 ans ou 16 ans s’ils ne dépendent plus de leurs parents pour les prestations familiales. Il est également nécessaire que la résidence en France soit stable et régulière.
D’autre part, les plafonds annuels de ressources ont été revus :
- Pour une personne seule, le revenu annuel maximal est de 12 193 €.
- Pour un couple, il est fixé à 22 069 €.
- Chaque enfant à charge permet d’ajouter un plafond de 6 096 €.
Déconjugalisation de l’AAH
Depuis le 1er octobre 2023, les revenus du conjoint ne sont plus pris en compte dans le calcul de l’allocation. Cela a été mis en place pour que les personnes handicapées puissent bénéficier de leur AAH sans que celle-ci soit réduite à cause des ressources de leur partenaire. Grâce à cette déconjugalisation, chacun peut percevoir son allocation en intégralité, sans que les revenus du conjoint viennent venir jouer un rôle dans le calcul.


