Chaque année, la période de déclaration fiscale rappelle aux Français qu’il faut signaler correctement tous les aménagements de leur domicile. Ce n’est pas juste une formalité administrative : déclarer permet d’avoir une évaluation juste des taxes foncières. En 2023, une révélation a fait grand bruit : plus de piscines non déclarées ont été repérées, révélant l’ampleur des omissions. Grâce à cette détection, une taxe foncière supplémentaire de 40 millions d’euros a été estimée.
Comment la DGFiP repère les aménagements
La Direction générale des Finances publiques (DGFiP) est au cœur de la démarche. Elle s’appuie sur l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) et sur des technologies de Google, notamment les images satellites et l’intelligence artificielle, pour identifier ces structures non déclarées. L’efficacité de ces méthodes a poussé le gouvernement à élargir la traque à d’autres parties de la maison, notamment les vérandas, hangars et garages.
Leur poids fiscal n’est pas négligeable. Selon la loi, toute construction dépassant 20 m² nécessite un permis de construire validé par la mairie locale. Pourtant, certaines constructions de 50 à 60 m², souvent omises dans les déclarations, sont désormais au centre des recherches de la DGFiP, alerte le magazine Marie France. Les découvertes peuvent entraîner des majorations significatives allant de 10% à 80% sur les taxes régularisées.
Ce que dit la loi et ce que vous devez faire
Le cadre légal est clair : toute nouvelle construction susceptible d’augmenter la valeur locative cadastrale, comme une piscine, doit être déclarée car elle influe directement sur les impôts locaux, ce qui souligne l’importance de la déclaration immobilière. Les omissions, volontaires ou non, peuvent avoir de lourdes conséquences. Outre l’obligation de régulariser, le fisc peut sanctionner les contrevenants par des amendes importantes et, dans certains cas, engager des mesures administratives comme la démolition de constructions non déclarées.
Le permis de construire, indispensable pour toute extension dépassant 20 m², est contrôlé par la mairie, influençant ainsi l’évaluation cadastrale. C’est une formalité à prévoir pour tout propriétaire qui veut faire des travaux sans se trouver hors des obligations fiscales.






