De plus en plus de retraités américains décident de poser leurs valises en France pour profiter pleinement de leur retraite. L’installation est facilitée grâce à une convention fiscale entre les États-Unis et la France qui leur offre une exonération d’impôt sur le revenu. Et côté santé, la loi française de 2016 sur la protection universelle maladie (PUMA) permet aux étrangers d’accéder à la Sécurité sociale après trois mois de résidence, sous certaines conditions. Ce système séduit particulièrement ceux qui voient dans le modèle de santé français une opportunité unique.
Un cadre légal qui séduit
Depuis 1995, une convention entre les États-Unis et la France protège les retraités américains vivant au pays. Ces derniers peuvent ainsi profiter du système de santé français sans être taxés sur leurs revenus. Grâce à la loi PUMA, les étrangers qui justifient d’un revenu minimum annuel de 17 115 € et qui disposent d’une assurance-santé couvrant leurs frais médicaux jusqu’à 30 000 € peuvent obtenir une carte Vitale après seulement trois mois.
Des économies de santé non négligeables
Les économies réalisées par ces retraités sont considérables. Avant de venir s’installer en France, une Américaine dépensait plus de 400 € par mois pour son assurance maladie. Aux États-Unis, Debra et Eric Stillwell payaient chacun 500 € mensuels pour la gestion de leur diabète ; aujourd’hui, ils n’ont plus rien à régler pour leurs soins médicaux en France.
Pour Carole Carson, 80 ans, qui vit dans l’Hérault, les soins médicaux français surpassent ceux qu’elle recevait ailleurs. Elle confie dans Le Monde : « J’ai consulté certains des meilleurs médecins au monde, je trouve que les soins médicaux sont meilleurs ici. »
Des débats politiques autour du phénomène
Face à l’augmentation du nombre de retraités américains, certains élus envisagent de modifier la réglementation. François Gernigon, député Horizons, propose un amendement proposé qui rendrait l’accès à la protection universelle maladie conditionné par le versement d’une cotisation minimale pour les ressortissants extracommunautaires. Son idée est qu’en contrepartie, chaque bénéficiaire contribue financièrement à un bouquet de soins défini.






