Crise gouvernementale : Le Bal des Vautours

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Chatgpt Image 8 Oct. 2025 à 09 14 13
Crise gouvernementale : Le Bal des Vautours | journaldeleconomie.fr

La scène politique française ressemble aujourd’hui à un champ de bataille après la défaite : les survivants ne cherchent plus à sauver le pays, mais à s’emparer des dépouilles du pouvoir.
Tout n’est plus qu’une danse macabre autour d’un trône qui vacille : le bal des vautours.

Le Président qui ne veut pas comprendre

Emmanuel Macron s’accroche à son poste comme à une planche de salut. Battu dans les urnes, désavoué par l’opinion, il ne veut ni démissionner, ni dissoudre, ni cohabiter. Prisonnier de son propre narcissisme, il continue de régner sur un royaume fracturé, persuadé qu’il détient encore les clés du destin national.
Son autorité n’est plus qu’un décor vide, son pouvoir une illusion prolongée par l’orgueil.

Les ambitieux sans projet

Autour de lui, les appétits se déchaînent.
Gabriel Attal, tel un Brutus de la Vᵉ République, poignarde politiquement celui qui l’a fait roi. Édouard Philippe, depuis Le Havre, appelle à la démission du président tout en préparant son retour sur la scène présidentielle.

Et puis, il y a les socialistes, surgissant de nulle part comme des naufragés assoiffés d’existence. Ridicules de suffisance, ils s’imaginent redevenir un parti de gouvernement alors qu’ils ne sont plus qu’un reliquat d’appareil, sans base populaire ni colonne vertébrale. On les voit arriver de loin, gesticulant, criant “présents” sur les plateaux télé, espérant que quelqu’un les rappellera à la table du pouvoir. Et le pire, c’est qu’ils pourraient bien y parvenir — parce qu’Emmanuel Macron, dépourvu de tout sens politique, songe à s’appuyer sur eux pour gagner trois mois de répit, au prix d’une nouvelle agitation et d’une France qui s’enfonce encore un peu plus.

À l’extrême droite, le RN attend patiemment l’effondrement du régime pour s’installer dans le vide politique. Les écologistes, eux, récitent leurs mantras idéologiques en espérant exister à travers des alliances contre nature. Quant aux Insoumis, ils soufflent sur les braises d’une crise qu’ils n’ont jamais cherché à éteindre, conscients qu’ils n’ont aucune chance de gouverner.

Le vide, partout

Ce spectacle est pathétique et inquiétant:

  • Pathétique, parce qu’il ne s’agit plus de débattre d’idées, mais de calculer des postes.
  • Inquiétant, parce qu’il révèle l’effondrement moral et intellectuel d’une classe politique devenue purement opportuniste.Plus personne ne parle du pays, de sa dette, de son école, de son industrie, de sa cohésion. Plus personne ne cherche une voie commune, un compromis de salut national. Dans n’importe quel autre pays, les forces responsables se seraient réunies pour stabiliser la situation. Ici, chacun veut régner sur les ruines.

Une République sans capitaine

Le plus grave, peut-être, est l’absence totale de figure capable d’incarner la France.
Aucun visage ne se détache, aucune voix ne s’élève au-dessus du tumulte.
La République a perdu son cap, son souffle, son âme.
Elle se délite sous les querelles d’ego et la petitesse des ambitions.

Pendant que les vautours tournent au-dessus du cadavre du pouvoir, le pays, lui, attend et s’enfonce.

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