CSG en hausse : les épargnants vont-ils payer pour sauver le budget de la Sécu ?

Près de 40 % des ménages seront impactés par la hausse de la CSG sur leurs placements.

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CSG en hausse : les épargnants vont-ils payer pour sauver le budget de la Sécu ?
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Le projet de loi sur le financement de la Sécurité sociale, en discussion à l’Assemblée nationale, fait déjà couler beaucoup d’encre. L’idée, c’est de ramener le déficit de la Sécurité sociale à 17,5 milliards d’euros d’ici 2026. Parmi les mesures, on retrouve la hausse de la Contribution Sociale Généralisée (CSG) sur les revenus du capital, une proposition qui divise. Ce changement doit permettre de récolter des recettes en plus pour filer un coup de pouce au système hospitalier et mettre en pause, le temps d’un while, la réforme des retraites.

La situation budgétaire et les gros enjeux

Les débats sur le budget de la Sécurité sociale tournent surtout autour des recettes. Récemment, un vote a mené à l’abrogation de l’article liminaire qui imposait la présentation d’un tableau prévisionnel des finances pour 2025 et 2026. Pour chatouiller le déficit, ils prévoient des économies totalisant 7,1 milliards d’euros.

Parmi les mesures phares, on trouve l’augmentation de la CSG sur les revenus du capital. Avec cette hausse de la CSG, le taux passe de 9,2 % à 10,6 %, apportant une contribution supplémentaire estimée à 2,8 milliards d’euros. L’idée, c’est de financer d’une part la suspension temporaire de la réforme des retraites, et d’autre part de répondre aux besoins pressants du secteur hospitalier.

Quels produits financiers touchés par la hausse ?

Tous les produits d’épargne ne sont pas dans le même panier face à cette modif. Sont concernés par la hausse :

  • assurance-vie
  • épargne salariale
  • Plan Épargne Logement (PEL)
  • comptes titres
  • livrets ordinaires

À l’inverse, certaines épargnes réglementées, comme le Livret A, le Livret jeune et le Livret d’Épargne Populaire (LEP), ne sont pas impactées.

Cette différence se fait sentir aussi sur le réforme de l’épargne, qui grimpe de 30 % à 31,4 %. Philippe Crevel, économiste, indique que même si ce changement réduit un peu le rendement des épargnants, la baisse reste minime et ne devrait pas pousser un grand nombre à chercher d’autres placements.

Quelles conséquences pour les ménages ?

Côté économies, l’impact se traduit par une baisse modeste mais réelle des rendements sur certains placements. Par exemple, un PEL de 50 000 euros au taux de 2 % voit passer son rendement annuel de 700 euros à 686 euros, soit environ 14 euros en moins par an. Pour un contrat d’assurance-vie en fonds euro avec 10 000 euros investis, le rendement chute de 248 euros à 244 euros annuellement, soit une perte de 4 euros chaque année.

Frédéric Puzin, président fondateur de Corum L’Épargne, explique à Franceinfo que « pour le seul contrat d’assurance-vie, 40 % des ménages français vont être touchés par cette hausse ». Ces chiffres montrent bien l’ampleur des conséquences pour une grande partie des épargnants.

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