David Lisnard: le dernier gaulliste-libéral face à la trahison de la droite

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David Lisnard 16 (c) Mairie De Cannes
David Lisnard: le dernier gaulliste-libéral face à la trahison de la droite | journaldeleconomie.fr

Alors que la droite parlementaire se renie pour quelques strapontins à l’Assemblée nationale, un seul homme, parmi les Républicains, demeure fidèle à l’esprit d’entreprise et au libéralisme économique : David Lisnard. Dans un climat de trahison généralisée, où les élus LR s’alignent sur la gauche pour ne pas perdre leurs sièges, le maire de Cannes a publié un message d’une rare clarté politique. Ce tweet, devenu viral dans les cercles économiques et entrepreneuriaux, marque sans doute une ligne de fracture au sein d’un parti qui ne sait plus très bien ce qu’il est ni ce qu’il défend. David Lisnard écrit : « Parmi les mesures de frénésie fiscale proposées par ce gouvernement du plus grand reniement commun, figurent donc, sous prétexte de taxer le “capital qui dort” et de “faire échec aux stratégies de contournement de l’impôt”, une taxe annuelle de 2 % sur les actifs des holdings patrimoniales dès 5 M€. Ce n’est pas une taxe sur la rente, c’est une taxe sur la réussite. Elle frapperait d’abord les anciens patrons de PME, les entrepreneurs qui ont travaillé, pris des risques et veulent simplement sécuriser le fruit de leur vie. C’est une erreur économique et une faute morale : l’État n’a pas à décider de l’usage du capital privé. La France a besoin de liberté et de confiance, pas de cette punition fiscale qui confond rente et fruit du travail. Et que l’État le plus mal géré d’Europe cesse de se nourrir de la propriété ! » Ce message, d’une fermeté rare, tranche radicalement avec la lâcheté ambiante d’une droite tétanisée par la peur de déplaire à la majorité macroniste et aux socialistes recyclés du gouvernement Lecornu. Tandis que la plupart des élus LR ont préféré le silence — ou pire, l’alignement — sur la nouvelle taxe frappant les holdings patrimoniales, David Lisnard, lui, a rappelé l’évidence : on ne reconstruit pas un pays en punissant ceux qui créent de la richesse. À droite, beaucoup d’entrepreneurs observent cette séquence avec colère et désarroi. L’un d’eux, militant LR de longue date et soutien financier du parti, ne mâche pas ses mots : « Ce sont des traîtres. Wauquiez en tête. Si la droite n’est plus de droite, n’a plus de ligne libérale, autant aller vers le RN : au moins ils auront une ligne dure sur les questions migratoires et de sécurité. » Ce cri du cœur illustre l’exaspération d’une base qui ne reconnaît plus le parti qu’elle a soutenu. L’épisode est plus qu’une polémique passagère. Il révèle un basculement idéologique. D’un côté, une droite parlementaire qui renie son ADN pour survivre politiquement. De l’autre, un élu local, Lisnard, qui incarne encore une certaine idée du libéralisme, de la réussite, de la France qui travaille. En quelques lignes, il a dit ce que beaucoup pensent : on ne sauvera pas la France en tuant ses entrepreneurs. David Lisnard s’impose, dans ce naufrage collectif, comme le dernier porte-voix d’une droite de conviction. Une droite qui croit encore à la liberté, à la propriété, et à la valeur du travail. Il est sans doute, aujourd’hui, le seul à incarner l’avenir politique d’un camp qui a oublié pourquoi il existait.

1 réflexion au sujet de « David Lisnard: le dernier gaulliste-libéral face à la trahison de la droite »

  1. Merci Mr LISNARD de dire tout haut ce que beaucoup de LR n’on pas eu le courage de faire « Ils n’ont rien dans le pantalon » face a un Macronisme lamentable et incompétent…!
    De cette façons on déroule le tapis rouge au RN, je suis déçu par notre député de la 7éme circonscriptions, seule Mme Alexandra MARTIN a eu le courage d’afficher ses convictions

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