Et si la solution passait par un gouvernement d’union nationale ?

Et si, pour une fois, nous regardions le pays avant les partis ?
Et si l’intérêt de la France comptait davantage que les calculs, les ego et la chasse aux postes ?
Et si, au lieu de s’enfermer dans des postures, la classe politique acceptait de reconnaître l’évidence : le système est à bout, et seul un sursaut collectif peut éviter le naufrage.

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Et si la solution passait par un gouvernement d’union nationale ? | journaldeleconomie.fr

Une crise politique née d’un président affaibli

La crise actuelle ne tombe pas du ciel.
Elle est le fruit d’un quinquennat à bout de souffle et d’une élection bancale, qui a vu Emmanuel Macron réélu non par adhésion, mais par réflexe.
Le président a été reconduit face à l’extrême droite, mais sans base politique solide.
Depuis, il gouverne sans majorité, sans légitimité, sans souffle.

La dissolution a achevé de fragmenter un paysage déjà fissuré : d’un côté une gauche éclatée entre réformistes et insoumis, de l’autre une droite dispersée entre calculs d’appareil et peurs électorales, et au milieu un pouvoir exécutif qui ne tient plus que par l’inertie.

Une France ingouvernable

Le résultat, chacun le voit : une Assemblée bloquée, des gouvernements éphémères, un président isolé.
Trois Premiers ministres en quelques mois : un record d’instabilité qui rappelle les heures les plus sombres de la IVᵉ République.

Chaque jour, les partis s’épient, se comptent, se rejettent.
La vie politique française est devenue un jeu de rôle où chacun préfère la chute du voisin à la survie du pays.

Pourtant, le monde avance.
Les dettes explosent, les services publics s’effondrent, l’autorité de l’État vacille.
Et pendant que la France se paralyse, d’autres nations décident, réforment, avancent.

Et si, pour une fois, on essayait autre chose ?

Pourquoi ne pas tenter ce que la France n’a plus osé depuis la Libération : un gouvernement d’union nationale ?
Pas un gouvernement d’union politicienne, mais un gouvernement du réalisme, de la décence et du service du pays.

Un gouvernement qui ne prétendrait pas “refaire le monde”, mais simplement éviter l’effondrement, voter un budget technique, assurer la continuité de l’État et poser les bases d’un dialogue républicain.

Oui, cela supposerait de voir si, pour une fois, la France peut s’unir de LFI au RN — non pour s’aimer, mais pour agir.
Non pour gouverner ensemble, mais pour préserver le pays ensemble.

Est-ce impossible ?
Peut-être.
Mais à défaut, c’est le chaos assuré.

Le choix : le sursaut ou le déclin

Car si rien ne change, trois scénarios se profilent :

  • des gouvernements qui se succèdent et s’effondrent les uns après les autres ;
  • une nouvelle dissolution, aussi inutile que la précédente ;
  • ou, plus improbable encore, la démission d’Emmanuel Macron, dernier acte d’un règne qui s’éteint.

La France est tombée bien bas.
Mais elle n’est pas morte.
Elle peut encore se relever — à condition de cesser de croire que le salut viendra d’un camp contre un autre.

L’heure n’est plus aux postures, mais à la dignité nationale.
Et si, pour une fois, la République avait besoin non d’un homme providentiel, mais d’un sursaut collectif ?

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