Du 23 au 25 juin 2025, le musée Jacquemart-André accueillera un événement musical international de renom : le Festival international de musique Classical Bridge. Pensé par la pianiste Klara Min, ce festival vise à réunir diplomates, décideurs, artistes internationaux et grand public autour d’un format intimiste et exigeant : la musique de chambre.
Un rendez-vous culturel, mais aussi économique et diplomatique
Né à New York en 2018, le Festival International de Musique Classical Bridge ne se contente pas de programmer des œuvres classiques. Il s’affirme comme un lieu d’échange entre les mondes de la culture, de l’économie et des relations internationales. Soutenu par Hyundai Motor Company, il s’installe pour la première fois à Paris, au Musée Jacquemart-André, avec un objectif clair : créer un espace où musiciens de renom, personnalités du monde économique, acteurs diplomatiques et public curieux se rencontrent dans un cadre intimiste.
Ce positionnement est assumé. En trois concerts – du 23 au 25 juin – le festival Classical Bridge réunira Reed Tetzloff, Edgar Moreau, Augustin Dumay, Jean-Frédéric Neuburger, Hélène Mercier et Vladimir Spivakov, parmi d’autres. Le format, centré sur la musique de chambre mettra à l’honneur des œuvres de Johannes Brahms, Franz Schubert, Clara Schumann, mais aussi des compositeurs contemporains coréens tels que Unsuk Chin, mêlant ainsi répertoire classique et créations modernes.
Klara Min : une carrière entre trois continents, une volonté de démocratisation affirmée
Derrière cette programmation ciselée, Klara Min, pianiste sud-coréenne formée à New York et active entre l’Europe, l’Asie et l’Amérique du Nord. Elle fonde en 2008 le New York Concert Artists & Associates (NYCA), plateforme hybride qui soutient les musiciens et conçoit des projets culturels à dimension internationale. Ce double regard – artistique et structurel – alimente une ambition constante : ouvrir la musique classique à de nouveaux publics, sans sacrifier l’exigence.
Loin des grandes salles intimidantes, Classical Bridge fait le pari de l’accessibilité : 55 euros par concert, un tarif fixe, sans gradation, ni dress code. Aucun pass à acheter d’avance. On choisit un soir, deux ou trois, selon ses envies et son budget. Pour 165 euros, on assiste à l’ensemble du programme. Ce positionnement permet de toucher un public non initié, sans renoncer à une distribution de haut niveau. Une stratégie parfaitement lisible : faire de la musique classique un outil de lien social et de rayonnement économique, dans un cadre propice au réseau.



