L’Union européenne ne sait plus s’arrêter. Elle réglemente les jardins, les poubelles, les barbecues, les chaudières, et maintenant le permis de conduire à vie. Toujours sous couvert du « bien commun ». Toujours au nom de cette religion nouvelle du risque zéro. Le résultat est limpide : plus de contrôles, plus de bureaucratie, moins de liberté. Et ceux qui vivent loin des métros, ceux qui dépendent d’une voiture pour survivre, seront les premiers sacrifiés. La machine normative tourne, les technocrates applaudissent, la liberté recule.
La disparition du permis à vie : on vérifie désormais si vous méritez encore de bouger
Le permis de conduire n’est pas un gadget administratif. Il représente l’autonomie la plus élémentaire : pouvoir travailler, consulter un médecin, visiter un parent, vivre dignement. L’Europe l’ignore avec une légèreté insultante. Pour les technocrates bruxellois, se rendre quelque part est une simple variable de règlementation. Supprimer le permis de conduire à vie revient à dire que votre droit de circuler expire, comme un yaourt oublié au frigo. Le citoyen devient un suspect permanent qu’il faut contrôler à intervalles réguliers. Les urbains hausseront les épaules : ils ont le métro. Les ruraux comprendront le couperet : sans volant, ils sont assignés à résidence. Et comme toujours, la norme entraîne son cortège de paperasse : justificatifs, contrôles, temps perdu, argent gaspillé. Les préfectures étouffent déjà sous des fichiers qui se contredisent. On promet de réduire la dépense publique et, dans le même mouvement, on ajoute des procédures qui coûtent une fortune. La modernisation selon Bruxelles, c’est l’art de compliquer l’essentiel pour justifier l’existence de ceux qui compliquent.
L’idéologie du risque zéro : abolir la vie pour éviter qu’il ne se passe quelque chose
Les technocrates qui règnent à Bruxelles ne rêvent pas d’un monde meilleur, mais d’un monde où rien n’arrive. Aucun incendie dans votre jardin. Aucun accident sur votre route. Aucune décision échappant à la norme. Toute initiative humaine devient une menace à neutraliser. Pourtant, l’histoire de la liberté est l’histoire du risque accepté. Un monde sans danger est un monde sans grandeur. La Commission européenne l’ignore et punit ceux qui vivent encore dans la réalité : les agriculteurs croulent sous les formulaires, les artisans sous les obligations, les automobilistes sous la suspicion. On ne valorise plus la responsabilité, on sanctifie la conformité. La vie est jugée trop dangereuse pour être vécue sans permission. Alors on surveille, on régimente, on standardise. Toute règle prétend « sauver » quelque chose : la planète, les piétons, la santé publique. En vérité, elle détruit une autre valeur fondamentale : la liberté. Ce qui arrive aujourd’hui au permis de conduire n’est qu’un épisode de plus dans la série infinie des interdictions qui remplacent, peu à peu, la confiance. Dans une société où tout peut être dangereux, tout devient interdit ou conditionnel. Le progrès selon Bruxelles consiste à empêcher l’être humain d’être humain.
Le permis de conduire, outil vital de liberté : l’Europe préfère que nous restions immobiles
Un pays où l’on doit demander régulièrement le droit de se déplacer n’est plus un pays libre. Le permis à vie signifiait : vous êtes adulte, responsable, autonome. Sa suppression signifie : prouvez-le encore et encore. Aujourd’hui tous les quinze ans. Demain plus souvent. Avec un certificat médical, puis deux. Avec une taxation incitative, puis punitive. La pente est écrite d’avance : quand on commence à conditionner la liberté, on ne s’arrête jamais. Et les premiers à tomber seront encore les oubliés des grandes villes : les zones rurales, les petites communes, les vieux territoires qui survivent sans broncher pendant que Paris disserte. Ceux-là ne veulent pas d’une société parfaite. Ils veulent juste vivre. Pouvoir se déplacer quand le besoin existe. Pouvoir conduire sans supplier l’administration. Les technocrates européens ne voient pas des citoyens, ils voient des variables de tableau Excel. Ils ignorent qu’un volant, dans bien des villages, c’est un cordon ombilical avec le reste du monde. Qu’ils retirent cette liberté, et ils condamnent des millions de Français à l’immobilité politique et sociale. La vérité crue est là : la fin du permis à vie, c’est le début de la liberté version abonnement. Renouvelable. Contrôlable. Suspendable. Ceux qui appellent cela du progrès devraient avoir le courage de dire les mots justes : la liberté sous tutelle. Nous n’avons pas besoin d’un pouvoir qui nous materne. Nous avons besoin d’un pouvoir qui nous laisse conduire nos vies. Si l’Europe ne sait plus le comprendre, c’est à nous de lui rappeler que la liberté ne se valide pas, ne s’autorise pas, ne s’expire pas. Elle se défend. Maintenant.



