Impôts : les plus aisés vont payer 2,5 milliards de plus, et Roland Lescure s’en félicite

Le budget 2026 s’annonce tumultueux : 25 milliards d’euros d’économies et 14 milliards de hausses fiscales !

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Impôts : les plus aisés vont payer 2,5 milliards de plus, et Roland Lescure s’en félicite
Impôts : les plus aisés vont payer 2,5 milliards de plus, et Roland Lescure s’en félicite | journaldeleconomie.fr

Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a récemment dévoilé ce qu’il appelle la « copie de départ » du budget pour 2026. Ce document fixe un objectif ambitieux : la réduction du déficit public de 4,7 % pour l’année 2026. Le gouvernement s’engage aussi à respecter ses engagements européens en abaissant ce déficit en dessous de 3 % d’ici 2029. Pour y arriver, il va falloir faire des sacrifices, avec des économies importantes à réaliser et des hausses fiscales annoncées.

Mesures budgétaires et fiscales en jeu

Pour atteindre cet objectif, le projet prévoit de dégager un effort budgétaire de 25 milliards d’euros d’économies. En parallèle, il annonce 14 milliards d’euros de hausse des prélèvements obligatoires. Parmi ces mesures, une vingtaine de suppression de niches fiscales seront revues sur les 474 existantes, certaines devant disparaître petit à petit avec le temps. L’idée est de rationaliser le système fiscal en optimisant les recettes tout en limitant certains avantages fiscaux considérés comme superflus.

Les contribuables les mieux rémunérés seront aussi appelés à participer davantage. Par ailleurs, une nouvelle fiscalité sur les holdings patrimoniales est prévue pour renforcer l’effort budgétaire. Selon Roland Lescure, « Cela va rapporter 2,5 milliards d’euros », ce qui devrait aider à financer ce plan tout en essayant de maintenir une certaine justice fiscale sans alourdir trop le dispositif, rapporte BFMTV.

https://x.com/RTLFrance/status/1978344386401329487

Réactions et débats

Ces augmentations de prélèvements ne font pas l’unanimité et inquiètent certains sur leurs retombées possibles sur l’économie, l’emploi et le pouvoir d’achat. Roland Lescure a d’ailleurs précisé : « Devant chaque plus, il faudra trouver un moins », insistant sur la nécessité de compenser chaque nouvelle charge pour éviter de freiner la croissance économique.

Les avis ne tombent pas comme des feuilles mortes. Le Parti socialiste estime par ailleurs que la contribution des plus hauts revenus n’est pas suffisante et réclame des négociations plus poussées. De son côté, Patrick Martin, président du Medef, redoute les conséquences pour plusieurs dizaines de milliers d’entreprises et a même qualifié le dispositif de « monstrueuse usine à gaz », craignant que cela ne complique sérieusement le système fiscal pour les entreprises.

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