Le blocage du détroit pourrait causer une dépression économique dévastatrice

La fermeture du détroit de Hormuz menace de faire exploser les prix du pétrole, atteignant potentiellement 184 € le baril.

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Le blocage du détroit pourrait causer une dépression économique dévastatrice
Le blocage du détroit pourrait causer une dépression économique dévastatrice © journaldeleconomie.fr

Depuis près de trois semaines, les retombées de la guerre États-Unis-Israël contre l’Iran ont déclenché une crise qui dépasse largement la région. Cette situation n’a pas seulement fait bouger les lignes géopolitiques : elle a aussi entraîné des effets économiques très marqués, avec une hausse alarmante des prix du pétrole. Les tensions ont poussé Téhéran à riposter de façon musclée, ce qui met à rude épreuve l’équilibre économique déjà fragile du monde.

La crise monte d’un cran au Moyen-Orient

Au centre du problème, il y a le détroit stratégique de Hormuz. Téhéran a mené des attaques à base de missiles et de drones contre ses voisins proches, tout en renforçant son contrôle sur ce passage maritime vital. Ce détroit voit transiter un cinquième du commerce mondial de pétrole brut et d’autres combustibles fossiles. En entravant ce flux, l’Iran n’a pas seulement touché ses rivaux régionaux : il a aussi provoqué une montée des tensions à l’échelle internationale.

L’Iran, désigné par certains comme « Téhéran », a montré qu’il pouvait peser bien au‑delà de ses frontières immédiates, en perturbant des flux économiques clés. Ce blocage a fait bondir les prix du pétrole dans le monde, aggravant une crise économique déjà difficile à comparer avec d’autres épisodes récents.

Ce que ça change pour l’économie mondiale

L’analyste Rory Johnston, chercheur du marché pétrolier et créateur de la newsletter Commodity Context, s’est exprimé dans le New Statesman pour expliquer l’ampleur du phénomène. Selon lui, cette fermeture commence déjà à rivaliser avec la crise mondiale liée à la Covid, en termes de conséquences possibles pour l’économie planétaire. Megan Gibson, journaliste au New Statesman, a résumé la situation en déclarant : « La fermeture effective du détroit de Hormuz a fait monter les prix du pétrole à l’échelle mondiale et il n’y a aucune fin de la guerre en vue. Vous avez précédemment dit que cette crise pourrait faire monter les prix du pétrole jusqu’à 184,00 € le baril. À quoi le monde commence-t-il à ressembler quand cela arrive ? ».

La perturbation des approvisionnements en énergies fossiles peut aussi provoquer des pénuries alimentaires, ajoutant une autre couche à la crise. Par ailleurs, les risques d’une dépression mondiale se dessinent à l’horizon, plusieurs experts redoutant une série de secousses qui iraient bien au‑delà du secteur énergétique.

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