Depuis sa création en 2019 dans le cadre de la loi Pacte, le plan d’épargne retraite (PER) ne cesse de gagner en popularité. Selon les derniers chiffres communiqués par le ministère de l’Économie, ce dispositif d’épargne destiné à préparer la retraite a séduit 11,2 millions de Français au troisième trimestre 2024. Les encours atteignent désormais 119 milliards d’euros, contre 113,8 milliards trois mois plus tôt.
Un engouement confirmé pour le PER
Le ministre de l’Économie, Éric Lombard, se félicite de cette dynamique : « Les Français se sont saisis largement du PER pour anticiper leur retraite. C’est un produit flexible et attractif, qui permet à chacun d’épargner en fonction de ses besoins. » Ce succès s’inscrit dans une tendance plus large de prudence financière des ménages français, qui continuent à préserver leur épargne en raison d’un contexte économique incertain.
Le PER se distingue par sa souplesse et sa gestion adaptée au profil de l’épargnant. En règle générale, la gestion est déléguée à un assureur, qui ajuste le niveau de risque des placements en fonction de l’âge du souscripteur. Ainsi, avant 40 ans, la majorité des versements sont investis en unités de compte (UC), des supports plus risqués mais susceptibles d’offrir de meilleures performances sur le long terme.
À l’approche de la retraite, ces investissements sont progressivement sécurisés pour limiter les fluctuations du marché. Une fois l’âge de la retraite atteint, les titulaires d’un PER ont la possibilité de récupérer leur épargne sous forme de capital ou de rente mensuelle. Cette flexibilité contribue à l’attractivité du dispositif.
Un dispositif qui s’adapte aux profils des épargnants
Un autre avantage du PER réside dans la déduction fiscale des sommes investies. Cependant, les fonds restent bloqués jusqu’à la retraite, sauf dans des cas exceptionnels, comme l’achat d’une résidence principale. Cette contrainte est compensée par la perspective d’une épargne long terme efficace pour anticiper l’arrêt de l’activité professionnelle.
L’engouement pour le PER s’inscrit dans un contexte plus large de forte collecte sur les produits d’épargne. L’assurance-vie, par exemple, a enregistré une collecte nette de 29,4 milliards d’euros en 2024, portant son encours à près de 2.000 milliards d’euros. De son côté, le Livret A a atteint un nouveau record de 442 milliards d’euros, alimenté par une collecte nette de 15 milliards et des intérêts capitalisés supérieurs à 12 milliards d’euros.
Cette propension à épargner reflète une prudence des Français face à un avenir incertain, notamment en matière d’emploi et de politique économique. Avec un taux d’épargne des ménages stabilisé à 17 % du revenu disponible, la tendance devrait se poursuivre en 2025. Dans ce contexte, le PER s’impose comme une solution de plus en plus prisée pour préparer sereinement sa retraite.



