En cette année 2026, le secteur immobilier français connaît plusieurs transformations notables, y compris une réforme de la fiscalité immobilière. De l’augmentation des frais de location à la révision des taux d’usure, ces changements concernent directement les propriétaires, les locataires ainsi que les acteurs financiers et institutionnels. Observateurs et experts s’accordent à dire que ces évolutions pourraient redessiner significativement le paysage immobilier de l’Hexagone. Faisons le point.
Le marché immobilier : ce qui change
Le secteur immobilier semble entrer dans une phase de changements marqués, avec notamment une revalorisation des honoraires. Les analystes du domaine soulignent cette tendance sans toutefois en préciser les chiffres, signalant une pression supplémentaire sur les budgets des locataires. De plus, un nouveau calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE) est en cours d’élaboration, bien qu’aucun détail chiffré ne soit disponible. Ce calcul pourrait influencer le marché des ventes et des locations.
La poursuite (ou non) de l’encadrement des loyers est également au centre des débats. Bien que cette mesure soit déjà en place, elle n’est « pas toujours bien respectée à Paris » d’après Le Parisien. Cela amène à se questionner sur son efficacité et sa mise en application dans d’autres villes franciliennes, où la tension locative demeure forte. Certains experts proposent l’introduction d’un « statut bailleur privé », privilégiant une approche qui pourrait « réduire la tension locative » dans ces zones particulièrement touchées.
Budget et contraintes financières
Dans le contexte actuel, d’autres mesures sont « attendues ou en suspens », principalement en raison d’une insuffisance de budget. L’incertitude autour de l’application et du financement de ces mesures rend difficile la projection des politiques à venir dans le secteur immobilier. Les experts estiment que sans un soutien financier public plus conséquent, les solutions resteront limitées à des propositions jugées trop timides.
Zoom sur les taux d’usure
Parallèlement, la Banque de France a publié de nouveaux taux d’usure pour le premier trimestre 2026 sur son site internet. Conçus pour « protéger les emprunteurs », ces plafonds définissent les taux maximaux que les établissements de crédit peuvent pratiquer lors de l’octroi de prêts.
- Pour les prêts à taux fixe d’une durée de 20 ans et plus, le taux d’usure a légèrement augmenté, passant de 5,09 % à 5,13 %.
- À l’inverse, les crédits d’une durée inférieure à 10 ans enregistrent une baisse, avec un nouveau plafond de 4,12 % contre 4,23 % précédemment.
- Quant aux prêts à taux fixe d’une durée comprise entre 10 et moins de 20 ans, le taux a diminué à 4,59 %, réduisant légèrement les charges pour les emprunteurs.
- Par ailleurs, les prêts à taux variables voient leur taux d’usure baisser à 4,99 %, tandis que les prêts relais sont désormais plafonnés à 6,15 %, témoignant d’un certain assouplissement par rapport aux trimestres précédents.
Ce que ça change pour le marché du crédit
Les fluctuations des taux des crédits immobiliers influencent directement les taux effectifs moyens pratiqués par les banques. Pour les prêts à taux fixe d’une durée comprise entre 10 et moins de 20 ans, les taux effectifs sont passés de 3,53 % à 3,44 %, indiquant une baisse. En revanche, pour les crédits sur plus de 20 ans, une légère hausse a été observée, montant de 3,82 % au troisième trimestre 2025 à 3,85 % au quatrième trimestre de la même année.




