Le 15 juin, lors du sommet du G7 à Évian-les-Bains, le président américain Donald Trump a annoncé un accord entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rétablir la libre circulation dans le détroit d’Ormuz. Il intervient après plus de trois mois de conflit et vise à rétablir la stabilité économique et sécuritaire de la région, ce qui permettrait d’éviter une crise mondiale. Le détroit, essentiel au transit maritime mondial, devrait être « complètement ouvert » le vendredi 19 juin.
Ce que prévoit l’accord et où ça se signe
La cérémonie de signature est prévue le 19 juin au Bürgenstock, un hôtel de luxe suisse qui domine le lac de Lucerne, annonce BFMTV. Le lieu a été retenu pour des raisons de sécurité et d’accessibilité, sur proposition de médiateurs pakistanais, qataris, américains et iraniens.
Une contradiction est toutefois apparue : la diplomatie iranienne indique que le négociateur en chef iranien, Mohammad Ghalibaf, se trouvait à Genève. La participation directe de Donald Trump à la cérémonie reste incertaine, et il pourrait signer lui-même l’accord.
L’accord prévoit l’arrêt immédiat des hostilités sur tous les fronts, soit un cessez-le-feu total dans la région du Golfe. Abbas Araghchi, chef de la diplomatie iranienne, a insisté sur cette cessation, en particulier la fin des combats au Liban. Le conflit a commencé fin février. Il a donné lieu à des frappes israéliennes au Liban et au maintien d’un blocus américain sur les ports iraniens depuis le 13 avril.
Qui est impliqué : diplomatie et forces sur le terrain
Plusieurs acteurs sont impliqués : les États-Unis, l’Iran, la France, la Suisse, le Pakistan, le Qatar, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, le Canada, l’Égypte, les Émirats arabes unis, la Commission européenne, l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la Finul et l’ONU. Des responsables politiques comme Emmanuel Macron, Catherine Vautrin, Ursula von der Leyen et Benjamin Netanyahu suivent aussi ce dossier.
Sur le plan militaire, des frappes israéliennes ont visé le sud du Liban. Le Hezbollah affirme avoir repoussé une force israélienne près de Kfartebnit. La Finul fait état de 133 trajectoires de projectiles et de deux frappes aériennes. L’armée libanaise a mis en garde la population contre les munitions non explosées.
Ce que ça change pour l’économie et l’humanitaire
L’annonce a eu un effet immédiat sur les marchés : le baril de pétrole Brent est tombé à 73,67 €, son plus bas niveau depuis mars. À Paris, le CAC 40 a progressé de 0,59 %. Le gouvernement français a tenu des réunions pour anticiper les effets de la baisse des prix du pétrole sur les prix à la pompe.
Sur le plan humanitaire, la situation des droits humains en Iran reste préoccupante : l’ONG Iran Human Rights a recensé 44 exécutions depuis mars. Les critiques portent sur l’absence de procès équitables.




